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Gachiakuta

 

 

 

Sa chute ne

fera que 

provoquer la 

leur…
 

 

 

 

Gachiakuta est un shonen de Urana Kei. Initialement publié au Japon en 2022. 8 tomes sont déjà parus ! En France, nous publions le titre depuis Juin 2023 avec déjà 5 volumes publiés ! Nous avons à la traduction de ce titre : Mme Nathalie LEJEUNE qui est également à l’origine de la traduction de Blue Period, de Nude Model ou même d’Origin de Boichi !

 

La ville est un endroit splendide, propre, où les déchets ne sont pas tolérés. À tel point que si le moindre objet est un peu abîmé, il est directement jeté, prêt à être envoyé dans “l’abîme”. Rudo, un jeune homme du bidonville tente régulièrement de les récupérer avant qu’il ne soit trop tard. Mais un beau jour, en revenant d’une de ses escapades dangereuses, il est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Sa peine ? Jeté avec les ordures dans “l’abîme”, un lieu oublié de ceux d’en haut qui ne fera que nourrir sa haine envers ceux de la ville…

 

Gachiakuta est un manga unique de bien des manières, d’une part, grâce au trait singulier et percutant d’Urana Kei mais également par son univers plutôt riche.

Nous sommes typiquement dans un shônen mais avec un univers sombre qui ne déplaira pas à certain fan de seinen, surtout quand celui est allié à un tel dessin. Urana Kei nous dépeint ici un monde quelque peu dystopique où l’humanité a oublié d’où elle venait et où les notions d’écologie ont totalement disparu. Le gachi y est monnaie courante et le mépris envers ce qui est considéré comme “sale” est immense. Cela me fait un peu penser au royaume de Goa de Luffy et Ace quand ils étaient petits, avec cette rupture entre la noblesse et les autres. Cependant, ne vous y trompez pas, le but premier n’est pas de parler d’écologie, mais de dépeindre un tableau mauvais des habitants de la ville qui n’ont fait qu’aiguiser la haine de notre tendre et cher protagoniste.

De ce côté-là, ça manque un poil de profondeur, les habitants de la ville sont pour le moment simplement bêtes et méchants, et ne servent qu’à justifier deux choses, la haine de Rudo, ainsi que le bazar d’en bas.

Parlons-en “d’en bas”, c’est dans l’idée la planète Terre, ravagée, envahie par les déchets “d’en haut” et “envahie” ( sans doute l’un des termes les plus appropriés). En effet, les déchets que vous y retrouverez ne sont pas tous restés dans cet état et certains se sont mis à se mouvoir dû aux pensées négatives et à attaquer les humains survivants ici bas.

C’est là qu’on va rentrer dans le côté plus shonen avec les monstres à vaincre et les pouvoirs qui vont se dévoiler…

Entre les monstres, et les “nettoyeurs” dotés de pouvoirs que l’on appelle, les forgeurs d’âme, cela nous réserve de beaux combats en perspective !

Gachiakuta possède tout au long de son premier tome, une montée en puissance vraiment agréable. On ressent toute la colère que peut avoir le protagoniste en lui au fil des malheurs qui lui arrivent. Ça monte, ça monte jusqu’à arriver à une scène vers la fin du tome qui est sublime avec une accumulation qui débouche sur un climax qui se conclut par un changement majeur sur Rudo, la naissance de son “Jinki”, son arme unique !

 

Côté personnage, on n’est pas à se plaindre non plus puisqu’en bas, on en a des forts sympathiques !

Si Rudo était déjà très stylé avec son archétype façon Eren Jaeger de l’Attaque des titans et son regard ardent empli de haine ! Il a un petit air également du protagoniste de Rokudo Tosoki, parti de rien, vivant dans les déchets mais avec cette flamme en soi le poussant à avancer et à prendre sa revanche aussi bien sur la vie que sur les autres.

 

“Je hais ces enfoirés… Je vais leur faire payer de m’avoir balancé dans un trou pareil !”

– Rudo.

 

Engine est la première personne que Rudo rencontre une fois tombé à la surface. Il est d’une nature imprévisible, l’air sournois il n’inspire clairement pas confiance mais dégage une aura classe. Vous savez, un peu à la Gin Ichimaru de Bleach.

Nous n’en savons pas encore grand chose sur lui, ce qui lui donne ce petit côté mystérieux qui combine à merveille avec son air sournois.

C’est clairement le genre de personnage coup de cœur et cerise sur le gâteau, au vu de ce qui est teasé à la fin du tome, on est pas encore au bout de nos surprises !

Et en parlant de surprise, quelle ne fut pas une plaisante surprise que de voir les dessins d’Urana Kei !

C’est un style particulier mais qui m’a immédiatement conquis. Le trait est épais et brut. Cela donne un cachet fort aux personnages qui possèdent des chara-designs travaillés et impactants. La haine du protagoniste se ressent au travers du dessin nous donnant quelques frissons par moment.

Côté décors, ce n’est pas des masses fourni, cependant, cela participe à l’ambiance désolée, “sans couleur” de ces endroits abandonnés par les Celestiens au profit de leur ville toute “propre”.

 

En conclusion, Gachiakuta est un excellent shonen qui a su marquer les esprits dès son démarrage. De par son univers sombre mais attrayant, de par son style graphique singulier mais plaisant ainsi que par son histoire aux airs de shonen “classique” mais terriblement prenant !

Gachiakuta à la force de plaire aux amateurs de shonen par son histoire et ses personnages. Pour les amateurs de seinen, sachez que rien que son style graphique vaut le détour et son univers possède un attrait tout particulier qui pourrait vous plaire !

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H.

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