Chroniques,  Doki Doki,  Maisons d'Edition,  Manga,  V-W-X

Völundio


Construire une 

taverne pour 

faire venir le 

pouvoir à soi 

n’est pas de 

tout repos 

dans un monde 

où la 

guerre est 

omniprésente

Völundio – Chroniques des Lames Sacrées est un Shônen de Nanaki Nanao publié au Japon depuis 2020 où il comporte 8 tomes en cours. En France, les éditions Doki Doki s’occupent de la parution depuis Octobre 2025.

 

L’auteur ne vous est peut être pas inconnu puisqu’il a déjà été publié chez nous pour son manga Helck.

 

Cléo est un mercenaire qui a toujours rêvé d’acheter une maison et de vivre en autarcie. Mais alors qu’il effectue sa dernière quête, frôlant du bout des doigts son objectif, il se retrouve face à des brigands armés d’épées aux pouvoirs démoniaques. Heureusement, il est sauvé par Kohaku, une semi-humaine surpuissante qui décide de le protéger d’une mort prophétisée. Ensemble, ils tenteront tant bien que mal de créer leur havre de paix dans un monde ravagé par la guerre.

 

Tout comme l’ancienne œuvre de l’auteur : Helck, Völundio est un titre bourré d’humour, parodique sur les bords avec beaucoup d’absurde, de comique de situation, comique de geste et des joutes verbales entre les personnages avec un aspect de Manzai entre Kohaku et Cleo, où Cleo réfute régulièrement les réactions et actions absurdes de Kohaku, souvent de manière disproportionnée. On a cet aspect WTF, parodique, cartoonesque dans la manière de fuir de Cleo ou encore par exemple le running gag du bâtiment détruit qui devait former à la fin le havre de paix de Cleo. La plupart des personnages ont à chaque fois un aspect absurde qui les rend drôles et offre une lecture amusante au lecteur.

Mais Völundio ce n’est pas qu’un manga comique, mais aussi un titre au scénario complexe qui va vite prendre un tout autre tournant. Le personnage de Kohaku se ramène comme une fleur pour protéger Cleo d’une mort qu’elle a prédit, au point qu’elle décide de le coller, de s’installer avec lui. Bien évidemment tout ne va pas se passer comme prévu. Kohaku a de grands plans pour Cleo qu’elle a limite choisi comme l’élu, tandis que lui souhaitait juste vivre en autarcie pépouze dans son coin. Surtout que Cleo est pour le moment un personnage purement et simplement classique, qui va se retrouver soudain entouré de personnages surpuissants (Rien que Kohaku est le parfait exemple, et elle ne sera pas la seule) et affublé d’une quête qui le dépasse totalement.

Et cela commence après un prologue qui nous fait miroiter une histoire avant de clairement nous balancer dans une autre. Une chose est sûre, l’auteur nous offre un titre bourré de rebondissements qui vous en fera voir de toutes les couleurs. Après une ellipse conséquente de 100 ans, on se retrouve dans un monde où la guerre est maintenant omniprésente, notamment à cause des differlames, des armes anciennes qui, si vous en avez les aptitudes, vous confèrera des pouvoirs surpuissants. On a donc une vision du monde totalement différente du prologue mais l’auteur n’a pas fini de nous ballotter d’une possibilité de scénario à une autre puisque, si on garde en tête l’objectif de Kohaku d’utiliser Cleo pour changer l’avenir, Cleo, lui, est bien décidé à digresser.

Et pour se faire, il fourre le scénario de base bien au fin fond de sa liste de tâche et se créer un nouvel objectif grâce à un lieu qu’ils découvrent : Ouvrir une taverne afin de récolter des informations mais aussi potentiellement de découvrir quelqu’un qui aurait une differlame qui répondrait à Cleo. Comme les tavernes sont un lieu d’échange avec beaucoup de passage, il espère faire venir à lui son objectif plutôt que de partir à sa recherche et de se fatiguer. Et si à côté cela lui permet de vivre une vie tranquille et de gagner de l’argent, c’est encore mieux.

Bien évidemment, tout ceci ne va pas être de tout repos entre les problèmes de gestion : Faire pousser ses légumes sur des terres relativement arides, trouver de l’eau, mais également se cacher des ennemis / survivre face à de potentiels ennemis. Cleo va être bien loin de sa vie tranquille en autarcie finalement et risque bien de devoir faire vite face à sa véritable quête.

D’autant que l’auteur est loin de vouloir offrir à notre personnage un cadre calme où se développer, puisqu’il créer un manga dynamique avec énormément d’action, de rebondissements au point qu’on a par moment l’impression que l’histoire part dans tous les sens (même si je me doute qu’on arrivera à une finalité après toutes les petites digressions dignes d’une personne extrêmement concentrée….oh un papillon !) On peut en tout cas dire que notre pauvre Cleo n’est pas prêt d’obtenir son havre de paix. Au final, Völundio est un manga qui se lit vite avec un bestiaire bien rempli, un univers complexe entre les differlames, l’ellipse, les guerres mais aussi le nombre de personnages qui commencent à être introduits en fin de volume.

 

Tu es la lueur d’espoir que j’ai mis tant de temps à trouver !

– Kohaku

 

Comme la plupart des personnages sont tout juste introduits à la toute fin du premier volume, on ne peut parler que de Cleo et Kohaku en détails.

Cleo est initialement un mercenaire. Il a grandi comme orphelin dans une grande pauvreté et est enfin parvenu à s’acheter la maison de ses rêves qui, après avoir remis quelques sous de côté, lui permettrait de vivre heureux, en paix et en autarcie. Malheureusement, Kohaku et le destin ont d’autres projets pour lui et de personnage classique sans trop de force, il va devoir devenir le héros d’une quête qui le dépasse…après certainement encore un petit paquet de digressions.

Kohaku quant à elle est une demi humaine qui possède de puissants pouvoirs magiques qui…la font rajeunir si elle les utilise trop. Loin d’être aussi réfléchi que Cleo, elle est cependant capable de prédire des événements et est totalement surcheaté sur les bords. On sait cependant très peu de choses sur son compte et elle est encore un véritable mystère à la fin du premier volume.

Enfin, pour parler un peu des dessins. Le trait de l’auteur est presque cartoonesque sur les bords avec l’utilisation d’un line relativement gras pour faire les contours des personnages, en plus ceux-ci (notamment Cleo) sont ultra expressifs ce qui en rajoute à l’impression cartoon, d’autant que je trouve que l’auteur utilise également énormément d’onomatopées pour accentuer tout cet aspect.

On a de très belles planches de combat, voire même de très belles planches tout court, bien remplies malgré des décors parfois un peu simples.

Le découpage des cases est dynamique, on a jamais la même mise en page et en général les cases sont larges et permettent une lecture plus fluide et rapide.

 

En conclusion, Völundio est un manga bourré d’humour, cartoonesque sur les bords grâce à un trait gras et à des personnages expressifs au caractère souvent absurde. On a un univers complexe avec un scénario qui part dans tous les sens mais qui a en finalité une quête qui promet d’être épique, après quelques digressions et instants de gestion de taverne. C’est un manga drôle, léger, déjanté, qui se lit rapidement, ultra dynamique avec énormément de rebondissements et de très belles scènes de combats.

Si vous souhaitez vous procurer les tomes sur notre site internet c’est par ici !

L.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *