Hyouka

Watashi,
kininarimasu !
Hyouka est un Shônen de Yonezawa Honobu au scénario et Taskohna au dessin (Connu chez nous notamment pour Fate/stay night – Heaven’s Feel). D’abord issu d’un roman du même nom, Hyouka est ensuite adapté simultanément en Anime par Kyoto Animation et en mangas par le dessinateur Taskohna. Le manga comporte actuellement 16 tomes au Japon. En France, les éditions Vega s’emparent de la licence en Juillet 2025.
Hotaro est un lycéen froid, apathique et qui préfère toujours économiser son énergie afin de passer inaperçu et d’entrer dans la norme, quitte à brider son intelligence. Suite à la demande de sa sœur, il intègre le club de littérature classique de son école afin d’éviter sa fermeture par manque de membres. Il y fait alors la rencontre de Eru Chitanda, une élève si curieuse qu’elle est incapable de laisser passer un mystère sans le résoudre. Avec Fukube et Ibara, ils vont résoudre plusieurs mystères afin de satisfaire la curiosité de Chitanda mais aussi sous la demande d’autres élèves, transformant la vie monotone de Hotaro.
Hyouka est un Slice of Life / School Life qui casse les codes des mangas d’école en y intégrant une énorme part d’enquête et de mystère, le tout se déroulant principalement durant les horaires des clubs.
On y retrouve Oreki, un élève apathique, qui ne souhaite qu’une chose : économiser son énergie, mais qui va cependant devoir rejoindre le club de littérature classique sous demande de sa sœur. Malheureusement, lui qui pensait pouvoir se la couler douce en temps qu’unique membre du club, se retrouve finalement piégé entre son ami Fukube et Chitanda, une fille à la curiosité insatiable. On va ainsi suivre leur vie dans ce club qui étudie rarement la littérature classique et qui se retrouve au contraire plus souvent à résoudre des énigmes pouvant aller de : comment Chitanda s’est retrouvée dans la pièce du club fermée alors qu’elle n’avait pas les clés ? , à des énigmes plus longues à résoudre comme tout le mystère qui peut envelopper ce club si spécial et de pourquoi la sœur de Oreki tenait à ce qu’il intègre ce club. Un peu comme dans Toilet Bound Hanako-kun (Chronique ici) (sans l’aspect réellement surnaturel) nos personnages se retrouvent donc à résoudre des énigmes sur l’école, les fameuses merveilles du folklore de l’école. Cela peut également faire un peu penser à Kaguya sama Love is War (Chronique ici ) quand des élèves leur demandent de l’aide pour résoudre un problème.
Au final, on peut clairement dire qu’ils font tout sauf lire de la littérature classique dans leur club. On dirait presque plus un comité des élèves. Et vous vous rappelez quand je vous disais que Oreki était un élève qui souhaitait à tout prix économiser son énergie? Et bien il va tout donner durant ces énigmes pour avoir le moins de déplacements physiques à effectuer, si bien qu’il se base énormément sur la réflexion et le brainstorming avec ses camarades. Cela donne d’ailleurs lieu à un manga aux planches vraiment blindées de textes, très longues à lire sans pour autant être ennuyantes.
Si au début le club ne semble pas vraiment avoir de but précis, chacun y venant quand il le souhaite et faisant un peu ce qu’il veut, un fil conducteur commence doucement à se créer lorsqu’il est question de suivre la tradition du club et de réaliser une anthologie pour le festival de l’école. On évite donc l’aspect épisodique ou chaque chapitre traite un sujet différent, grâce à un objectif bien précis très vite mis en place et qui va certainement être au cœur de bien des mystères et révélations. Car oui, pour avoir vu l’anime, je peux vous dire que Hyouka est bien loin d’être juste un petit slice of life romance, puisqu’on a tout un secret qui va se dévoiler peu à peu au fil des énigmes (je n’en dirais pas plus pour ne pas risquer de spoiler), et cela rend l’histoire prenante et passionnante.
C’est pour ça que je pense que tu es à économie d’énergie ! Tout simplement !
– Fukube Satoshi
Les personnages dans Hyouka sont souvent tous opposés mais se complètent par leur manière de réfléchir et d’apporter des informations différentes qui permettent de faire avancer les différentes énigmes. De ce fait, chacun apporte sa petite touche et possède son importance.
Oreki Hotaro est un lycéen apathique, dont le credo dans la vie est d’effectuer ses tâches le plus vite et le plus efficacement possible afin d’économiser un maximum d’énergie. C’est aussi un personnage très intelligent qui essaie pourtant de passer inaperçu mais qui a du mal à dire non à Chitanda lorsqu’elle celle-ci montre de la curiosité. C’est également un garçon très intelligent et souvent celui qui trouve la réponse aux énigmes à la suite d’un long brainstorming. Il a souvent un ou deux coups d’avance sur les autres.
Chitanda Eru est de nature calme mais aussi très curieuse. Lorsqu’un mystère survient, elle ne peut souvent empêcher sa curiosité de prendre le dessus, jusqu’à ce que celui-ci soit résolu. Elle se complète bien avec Oreki pour son dynamisme. Elle est également la fille d’une riche famille de fermiers et semble attirée par le club de littérature classique et le bâtiment qu’on peut voir de la fenêtre de ce dernier. On a pas mal de mystère qui flotte autour d’elle.
Fukube Satoshi est un ami proche de Hotaro. Il est dynamique, joyeux et est une véritable base de données ambulantes même s’il est incapable de tirer des conclusions par lui-même. Il est déjà membre du conseil des élèves et du club d’artisanat, mais rejoint tout de même le club de littérature classique.
Enfin, Ibara Mayaka n’est pour l’instant qu’aperçue mais elle prendra ensuite autant d’importance que les autres dans l’histoire. Elle est néanmoins déjà présentée comme ayant un fort caractère et une langue parfois acérée, en plus d’avoir un fort intérêt pour Fukube.
Enfin, en ce qui concerne les dessins, les chara designs sont bien différenciables et les personnages plutôt bien dessinés malgré des angles parfois complexes. En effet, le dessinateur n’hésite pas à varier les angles de vue pour alléger l’aspect chargé du texte. On a tout de même quelques fois où les yeux des personnages sont un peu étranges et nous donnent l’impression qu’ils veulent avaler notre âme.
Même si on a un texte très conséquent dans ce manga, les décors sont soigneusement réalisés et les planches sont par conséquent vraiment très bien remplies.
Les couvertures quant à elles sont colorées et montrent nos personnages dans la vie quotidienne donc on est bien loin des habituelles couvertures sur fond vide, ce qui est toujours un plaisir pour les yeux.
En conclusion, Hyouka est un school life, slice of life qui dénote des autres de son genre par un grand aspect énigme et mystère qui crée des dialogues immenses au brainstorming bien complet. On a un fil conducteur qui se crée vers la fin du premier tome, puisque le club de littérature classique ressemble d’abord plus à une récréation au début, mais a en vérité une tradition que nos personnages souhaitent respecter : faire une anthologie pour le festival du lycée. Les personnages sont tous opposés mais se complètent tous parfaitement bien dans leur manière de penser et dans leur caractère qui, pour certains, étaient relativement originaux pour l’époque ! Quant aux dessins ils sont ultra complets bien que le dessinateur aurait pu utiliser l’abondance de texte pour lésiner un peu sur les détails, et ça fait plaisir de savoir que ça n’a pas été vraiment le cas au contraire. Hyouka plaira aux amateurs de l’anime, mais également aux fans de mangas comme Toilet Bound Hanako-kun (Chronique ici) ou bien Kaguya sama Love is War (Chronique ici ).
Si vous souhaitez vous procurer les tomes sur notre site internet c’est par ici !
L.
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