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Si je suis la vilaine, Autant Mater le Boss Final

Mon Roi, mon Roi,

dis moi qui est la

plus tyrannique ?

 

Si je suis la vilaine, Autant Mater le Boss Final est un Shôjo avec Yuzu Anko aux dessins, Sarasa Nagase aux commandes de l’histoire, et Mai Murasaki pour le character design. Le manga existe depuis 2018 au Japon et se finit en 3 tomes. Il adapte le light novel du même nom datant, lui, de 2017. En France, les éditions Meian s’occupent de la version française du manga depuis la fin Juillet 2022.

À noter qu’une adaptation anime sera diffusée en Octobre 2022, à l’heure actuelle, nous ne savons cependant pas s’il sera licencié chez nous.

Aileen Lauren Dautriche est une jeune fille d’une famille de Duc. Elle possède à peu près tout, elle a le statut, l’argent et même un fiancé. Cependant, rien n’est jamais entièrement acquis, et ça, elle s’en rendra vite compte quand Cédric Jeanne Elmeyer, son futur mari, décide de rompre les fiançailles pour Lilia Rainworth. Cette décision implique la perte de toutes les possessions d’Aileen lors de la remise des diplômes dans trois mois, passé ce moment-là, seules la rue ou la mort l’attendent…

 

Le speech vous parle peut-être hein ? Alors, il n’y a plus qu’à vous dire que vous êtes dans un isekai où l’héroïne se retrouve dans l’otome auquel elle jouait et que, mince alors, elle est dans la peau de la méchante ! Bon, blague à part sur le fait de se retrouver avec un Otome game -like version réduit (lisez-le d’ailleurs, il est très sympa), l’histoire se permet, de ce fait, de ne pas passer trop de temps sur des explications superflues, le concept étant désormais totalement intégré pour beaucoup.

Si les fondations sont les mêmes, ce n’est pas pour ça que la bâtisse sera identique pour autant ! Ne vous attendez à rien de spectaculaire, l’histoire ne faisant que trois tomes, tout va se passer assez vite. Vite…mais bien. On passe rapido un œil sur son passé dans son “ancienne vie”, razmo sur ses problèmes et on fonce vers la solution, le Roi-démon !

Ce dernier n’est autre que Claude Jeanne Elmeyer, il a été déchu et exclu dans un château abandonné pour… diverses raisons, mais c’est un chic type sachez-le. Ce dernier est censé être une route secrète dans le jeu initial, elle va donc essayer de s’en servir pour modifier la fin misérable qui l’attend. Mais tout ne sera pas aussi simple, bien qu’elle connaisse l’existence de la route, elle ne sait pas pour autant comment s’y prendre, en vient donc un jeu de séduction pour conquérir son cœur !

 

Si je suis la vilaine, Autant Mater le Boss Final est tourné quasi exclusivement vers l’humour, le scénario étant léger, et le nombre de volumes limité, il n’y a rien de mieux pour nous offrir une bonne comédie ! Toutefois, je ne sais pas si ce sera une bonne rom-com… à voir une fois les trois tomes publiés.

Malgré ça, j’ai passé un très bon moment à lire ce tome 1, les pages se tournent d’elles-mêmes et tout s’enchaîne assez bien. Le développement léger permet de ne pas se prendre la tête et de simplement profiter des scènes amusantes que le titre nous propose.

Et cet humour vient en grande partie de notre protagoniste (celle de l’histoire, pas du jeu !), Aileen Lauren ! Elle ressemble beaucoup à Catarina Claes de Otome game (encore), il faut dire qu’elles ont un rôle similaire. Elles ont du cran, de la franchise et des façons de faire parfois farfelues nous menant tout droit à des moments bien drôles.

Leur ressemblance s’arrête plus ou moins ici, Aileen n’est tout de même pas une copie conforme ! Elle est d’ailleurs bien moins innocente si vous voyez ce que je veux dire…

…Contrairement à Claude Jeanne Elmeyer, le Roi-démon, pas si démoniaque que ça ! Il est même tout gentillet, il fait clairement office de prince charmant mais celui-ci est dans sa phase: homme sensuel beau ténébreux au cœur meurtri, si vous voyez à nouveau ce que je veux dire. Il est presque fleur bleu qui plus est…

En tout cas, ils forment un beau “couple”, l’une plutôt meneuse, n’en fait qu’à sa tête. Elle est franche, n’hésite pas à prendre des risques. Quant à l’autre, il est plutôt suiveur mais pas sans précautions, il préfère limiter les risques mais finit tout de même par faire ce qu’il évitait initialement. Les opposés s’attirent donc…

J’apprécie aussi grandement ces deux acolytes qui forment presque un manzai, mais avec un tsukkomi farceur au lieu de sérieux !

 

“Allez sire Claude ! Marions-nous !”

–  Aileen Lauren Dautriche

 

En termes de dessins, Yuzu Anko fait clairement le taf. C’est beau, c’est propre et je ne me lasse pas des expressions faciales des personnages ! Alors bon, comme souvent dans les rom-coms, ça manque un peu de décors, ce n’est pas très grave, surtout au vu de la nature de l’œuvre.

Par ailleurs, j’adore le chara design proposé par Mai Murasaki, surtout en ce qui concerne trois personnages, Aileen, Claude et Keith (un des compagnons du Roi démon), et sans parler des créatures comme les Fenrir !

Pour conclure, j’ai bien aimé, je ne m’attendais pas à grand-chose donc je ne suis pas surpris par le manque de profondeur, surtout en sachant qu’il ne fera que trois tomes. C’est un bon manga de divertissement, du moment que vous ne cherchez pas plus.

Si vous souhaitez une petite comédie romantique, rapide à lire et agréable, vous trouverez votre compte à n’en pas douter ! Si vous êtes habitué des mangas basés sur les otome, vous serez dans votre élément, tout y est, vous ne serez clairement pas dépaysé. Et si vous ne vous y êtes jamais essayé, et bien, ce n’est pas forcément la meilleure porte d’entrée mais après tout, vous pourrez vous y essayer sans trop de risques, alors pourquoi pas.

Encore un isekai

Encore une rom-com

Que pourtant j’apprécie..

Le haïku, c’est cadeau~

H.

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