Critiques,  D-E-F,  Glénat,  Maisons d'Edition,  Manga

Elio le Fugitif

Course

poursuite à

travers la

Castille

 

 

Elio le fugitif est un Shônen écrit et dessiné par HOSOKAWA Masami. L’œuvre s’est finie au Japon en Juillet 2020 après 5 tomes. En France nous avons le plaisir d’accueillir le premier tome aux éditions Glénat

 

Elio Sanchez est un prisonnier du donjon d’El dorado. Cette dernière possède une règle spéciale : gagne contre 1000 adversaires et tu seras libre. Il n’en fallait pas plus à notre personnage principal pour s’y atteler. Mais une fois dehors, il se retrouve embarqué dans quelque chose d’encore plus grand après avoir sauvé une jeune fille du nom de Lala, et il se voit devenir un ennemi du nouveau roi, le Roi Pedro

Elio a beau être un fugitif ce n’est pas tout à fait le cas puisqu’il a réellement réussi à vaincre 1000 personnes dans le donjon et de ce fait il a le droit à la liberté. Bien que cette règle ait été inventée sur un coup de tête, elle a tout de même été appliquée pour Elio qui fut le premier prisonnier à s’en sortir de cette manière. 

Rien qu’en sachant ça, cela fait de lui une personne assez extraordinaire et ce n’est pas exagéré, car pour survivre à cet enfer, il fallait être sacrément fort ! 

Dès le début de l’histoire on nous montre un peu l’époque dans laquelle les personnages évoluent: une Espagne extrêmement marquée par la religion et par leurs travers. La notion de justice y est également très présente, comme avec le personnage de Bardo Garcia. Malheureusement c’est surtout une fausse justice que nous voyons. Sans réelles preuves, une personne peut être désignée coupable et mourir, l’accent étant mis sur le fait de punir et de sévir plutôt que de rechercher le véritable coupable. En dehors du fait que par la période une enquête approfondie est compliquée, cela permet surtout à des autorités supérieures comme le Roi de pouvoir condamner un peu qui il veut sans se soucier de quoi que ce soit. 

 

Une sentence donnée trop vite et sans réelles preuves, c’est ce qui arrive à Lala Lezmond, fille de bonne famille qui est accusée de meurtre. Dans son malheur elle fera la belle rencontre d’Elio fraîchement échappé de sa prison qui tend sa main à Lala afin de la sauver. Personne ne pouvait s’imaginer que cette fuite se révélerait bien plus compliquée que prévu et que rien ne serait joué d’avance. 

On rentre rapidement dans une course poursuite où Lala et Elio font tout pour s’échapper des mains du Roi Pedro. Entre “police”, assassins, garde-royale, toute la panoplie est à leur trousse. Tenaillé au milieu des soutiens et des ennemis, pas facile de se retrouver en sécurité. 

Ce qui est très fort c’est qu’ici on peut passer du rire aux larmes en quelques cases seulement ! On peut vous parler de quelque chose de très sérieux, grave, voire horrible et juste après mettre une petite scène qui va machinalement vous faire rire alors que la situation initiale ne s’y prêtait pas du tout ! L’atmosphère et les sentiments sont super bien dosés et on adore ça. Je pense notamment à un moment où Elio, en plein combat et au beau milieu de l’action, va se mettre à faire des chatouilles à son adversaire dans le plus grand des calmes et des respects. 

 

“Je suis Elio Sanchez… L’homme coupable de n’avoir pu sauver son petit frère.

– Elio Sanchez

Par ailleurs, outre sa force incroyable, Elio Sanchez est aussi un personnage qui ne semble pas avoir peur de quoi que ce soit. Qu’importe où il est et dans quelle situation il se trouve, on ne ressent aucune crainte venant de lui, à contrario on voit une certaine assurance bien proportionnée. Il n’est pas prétentieux, il est peut être un peu arrogant par moment mais jamais sans raisons. Il est en décalage avec le reste. Sa façon de penser, sa manière d’agir, de parler est complètement différente. Le simple fait qu’il ne croit pas en Dieu le rend unique. La religion possède une grande place en Espagne et à leur époque c’était d’autant plus vrai. 

À l’inverse, Lala est très croyante, elle prie chaque jour, elle est très sérieuse sur ce point là. Ceci rend le duo Elio – Lala très contrasté et encore plus intéressant. Surtout que l’on va voir Elio déteindre un peu sur Lala qui va devenir bien plus forte qu’elle ne l’était auparavant. Son évolution est un point fort et j’ai hâte de voir jusqu’où elle sera capable d’aller.

Qui plus est, Elio et Lala vont trouver d’autres alliés qui auront tous leur touche à ajouter, ils sont tous différents bien que semblables pour un point: leur force, qu’elle soit mentale ou physique. 

Pour ce qui est des dessins, les scènes de combat sont très attrayantes, la force des coups et la violence est bien retranscrite nous plongeant dans l’action. Les chara-designs sont aussi sympas, et reflètent bien le caractère des personnages. Les décors quant à eux sont suffisants mais pas non plus très détaillés contrairement aux scènes d’actions qui subliment bien le titre.

 

 

Pour conclure, l’histoire nous prend facilement aux tripes dès lors qu’un petit lien se crée entre Elio et Lala et que leur véritable fuite commence. On se prend au jeu et on souhaite vraiment les voir réussir. On ne les connaît pas encore très bien mais on ressent de l’affection pour eux, et même pour certaines personnes les entourant. L’auteur possède un bon rythme et ça marche immédiatement. Malgré la simplicité de l’intrigue, on dévore tout de même le tome. On espère cependant que l’histoire se complexifiera un peu afin d’éviter de tourner en rond, car si l’histoire nous happe, il ne faudrait pas que cela soit pris pour acquis. Le manga est assez court avec 5 tomes au total au Japon, donc mon avis sur l’œuvre peut encore évoluer. Ce premier tome est fort sympathique, ça c’est sûr mais j’espère simplement une fin digne de celui-ci, sans que l’auteur nous perde en chemin !

 

H.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *