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In the Land of Leadale

Réincarnée 

200 ans plus 

tard dans un 

monde virtuel

In the Land of Leadale est un Shônen de Tsukimi Dashio d’après l’œuvre originale de Ceez avec Tenmaso au charadesign et Suzukaze Ryô à la conception. Il est publié au Japon depuis 2019 où il compte 3 volumes en cours. Chez nous, les éditions Doki doki s’emparent de la licence avec un premier tome en Février 2022.

 

Un anime est également sorti en Janvier 2022 chez Crunchyroll.

 

Keina Kagami n’a pas eu de chance dans la vie. Suite à un grave accident, elle est maintenue en vie grâce à des machines et occupe ses journées dans un jeu en réalité virtuel populaire: Leadale. Mais un matin elle se réveille dans une auberge, personnage du jeu, et avec l’impossibilité de se déconnecter. Plus encore, elle se retrouve 200 ans plus tard dans Leadale et les choses ont bien changé. Elle va alors redécouvrir ce monde qu’elle maîtrisait si bien il y a 200 ans, tout en profitant de ses pouvoirs surpuissants.

 

In the Land of Leadale, c’est encore un Isekai, mais plutôt que d’être envoyé dans un autre monde inconnu, l’héroïne se retrouve dans le monde du jeu auquel elle a joué. Si c’est tout de même un aspect qui avait déjà été vu notamment dans Overlord ou Sword Art Online, ici, l’originalité se trouve dans le fait qu’elle est emportée 200 ans plus tard dans ce monde et fait tout de même face à des nouveautés, que ce soit dans l’Histoire, car en 200 ans ils se passe beaucoup de choses, que dans sa manière de vivre. On parle d’une fille qui était alitée, tenue en vie par des machines, qui ne devait pas vraiment apprécier sa vie, et on a régulièrement des images sombres de son passé. Celle-ci se retrouve dans le corps de son avatar, elle peut maintenant marcher, courir, profiter d’un bon repas, rencontrer des gens et les aider au lieu d’être aidée.

Par contre on oublie pas un point qui n’est pas original mais qui va permettre à notre personnage principal d’avoir une plus grande amplitude de mouvements: Elle est totalement sur cheatée. Elle apparaît au niveau 1100, niveau qu’elle avait débloqué dans le jeu, et peut overkill des monstres en plus de posséder une magie qui a semble-t-il bien disparue 200 ans après. J’ai un peu une impression de Sorcière Invincible mélangé à du By the Grace of the Gods. Après ce n’est pas déplaisant.

Si pour l’instant il y a beaucoup d’aspects du scénario qui ne sont pas nouveaux, j’aime beaucoup le côté saut dans le temps qui permet au personnage de découvrir et redécouvrir des aspects du jeu qu’il n’avait pas soupçonné. Cet aspect découverte se ressent chez nous aussi et durant ce premier tome, tout comme Keina, on se sent un peu perdu dans ce monde, on tâtonne, on part à l’aventure et on garde un très bon souvenir de tout ça car pour le moment l’histoire et les rencontres nous présentent des personnages chaleureux, bons vivants, généreux.

On a en général une bonne ambiance durant la lecture, comme si tout ce monde était fait pour guérir le cœur meurtri de Keina, et ça nous réchauffe, ça nous fait nous sentir bien. Le tome respire la bonne humeur et il possède un humour léger, amusant, que ce soit avec la réaction des personnages, que par le côté surpuissant de l’héroïne. Et par ce côté léger, le scénario passe bien, même si pour l’instant l’objectif de découverte de l’héroïne n’est que vaguement nommé et qu’elle semble déjà un peu s’éparpiller, créant des bains publics alors qu’elle voulait en apprendre plus sur le monde qui l’entoure 200 ans après.

En plus de cela, énormément de points rappellent le côté jeu vidéo: Les “quêtes” qu’elle obtient en parlant à différents personnages, l’interface, l’aspect progression du village où elle se trouve par les améliorations qu’elle y apporte, la chasse aux monstres. Ce sont des clins d’œil légers mais qui rappellent à notre héroïne et à nous qu’elle se trouve dans un jeu vidéo.

C’est un manga qui se lit tout seul, qui rend de bonne humeur, qui s’éparpille un peu mais qui, je trouve, a également énormément d’intrigues qui se profilent, comme des quêtes de rpg que notre héroïne prendrait au fil du premier volume: Trouver les autres gardiens des bases secrètes, découvrir le monde de Leadale 200 ans après, comprendre pourquoi elle est ici, aider le village où elle se trouve à se développer, retrouver ses “enfants”. Il y a énormément de possibilités pour la suite du manga et cela rend l’histoire plus palpitante.

On a de ce fait beaucoup de mystères qui se développent durant ce premier tome qui servent à adapter le lecteur et l’héroïne au monde dans lequel ils évoluent. Je pense et j’espère qu’à partir du second volume on se penchera un peu plus sur un scénario précis car personnellement je me demande bien tout ce qui a pu se passer en 200 ans, pourquoi l’héroïne est ici, est-ce que le monde est réellement en paix, y a-t-il d’autres joueurs bloqués dans ce monde comme elle? En tout cas, l’auteur a su créer une histoire qui nous donne envie d’explorer, de découvrir et qui se lit tout seul. C’est un titre qui vous dépayse et vous change totalement les idées tout en vous laissant un bon souvenir en fin de lecture.

 

Bon, essayons de nous déconnecter…Alors…Bah mince…où est l’icône de déconnexion? Il…Il n’y en a plus?! Mais…Mais pourquoi?! Il….Il faut que je contacte un MJ…

– Keina

 

En ce qui concerne les personnages, on en rencontre déjà beaucoup dans ce premier volume. Tous semblent de bons vivants, joyeux, mais surtout, tous sont des Pnj dans le jeu original et de ce fait, on n’a pas beaucoup de détails sur eux et on se doute qu’ils ne seront pas les protagonistes principaux de l’histoire. On devrait découvrir des personnages plus intéressants quand Keina se décidera à partir à l’aventure je pense.

En tout cas, pour l’instant je m’attache beaucoup à Keina Kagami, alias, Cayna dans ce monde. Je la trouve mignonne et incroyablement forte mentalement. Elle a vécu des expériences traumatisantes dans sa vie et avait de quoi être bien lugubre, en plus, elle se retrouve dans un autre monde après sa mort, toute seule, ou presque. Pourtant, elle se relève vite, sèche ses larmes et semble bien décidée à vivre sa vie le plus joyeusement possible et à apparaître comme une fille pétillante, qui aide les autres. J’aime cette force de caractère, on est bien loin des multitudes d’Isekai de vengeance sortis récemment. Si elle n’avait pas été aussi joyeuse, je pense que le manga aurait été bien moins feel good. En tout cas j’ai hâte de la voir évoluer dans ce nouveau monde, et j’espère qu’elle pourra enfin s’épanouir et être réellement heureuse.

Enfin, je trouve les dessins vraiment bons pour le moment. Les chara designs sont marquants, intéressants, les vêtements sont détaillés, on a pas une planche qui fait vide. J’ai été surprise de voir toutes les cases remplies, même si parfois le décors est un peu simple, il est toujours là.

Il y a déjà des planches plutôt jolies dans le premier tome et la répartition des cases est assez variée, de même que les expressions des personnages que j’aime beaucoup. Le dessin est vraiment efficace, les explications sont également parfaitement représentées et on ne s’ennuie pas en lisant les planches.

Pour ce qui est de la couverture, on a gardé la même couverture que la japonaise et je la trouve vraiment belle, elle respire la verdure, on a l’impression de prendre un bol d’air frais et on sent qu’on tient en main un titre qui va nous faire nous sentir bien et nous divertir.

Franchement, je n’ai rien à redire sur les dessins qui font amplement l’affaire et qui permettent une lecture encore plus fluide et agréable.

 

En conclusion, In the Land of Leadale est un Isekai qui nous propose un saut dans le temps de 200 ans, avec plein de possibilités de scénarios. C’est un manga feel good qui vous changera les idées et qui m’a laissé une très bonne impression. C’est un titre aux personnages attachants, à l’humour léger mais bien présent et au monde intrigant, remplis de mystères, qui nous donne envie de partir à l’aventure. C’est une œuvre qui met de bonne humeur avec beaucoup de personnages bienveillants et une héroïne surpuissante, joyeuse, qui ne semble pas prête à s’apitoyer sur son sort malgré un passé difficile. Je le conseille à tous ceux qui recherchent un Isekai Feel Good et un peu atypique, ou qui ont envie de voyager dans la bonne humeur, et qui aiment voir des lieux évoluer grâce à l’apparition du personnage principal.

L.

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