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Masamune-kun’s Revenge

Nom de plan :

“Dead or Love”

 

Masamune-kun’s Revenge est un Shônen écrit par Hazuki Takeoka et dessiné par Tiv. Il s’est fini au Japon en 2018 avec 11 tomes à son compteur. Chez nous c’est Meian qui s’occupe de sa publication avec des tomes bien réguliers comme ils savent si bien faire ! Les deux premiers nous arrivent en Janvier 2021.

Masamune-kun’s Revenge est assez explicite par son titre. En effet, nous avons là un lycéen du nom de Makabe Masamune qui cherche à prendre sa revanche sur la société et sur les personnes qui l’ont tiré vers le bas une bonne partie de son enfance. Après avoir subi toutes sortes de brimades à cause de son physique jugé trop gros par certains, il eut recours à un entraînement titanesque afin d’avoir une carrure dite “parfaite”. C’est donc 8 ans après qu’il retrouve Aki Adagaki, une fille à qui il tenait beaucoup mais qui l’a, au moment où il a déclaré sa flamme, violemment repoussé en lui donnant un surnom qu’il eut beaucoup de mal à supporter, celui de “pieds-de-cochon” .

Il va donc chercher à séduire cette fille afin de pouvoir la rejeter de la même façon et ainsi la faire chuter de son pied d’estale. Cependant, après avoir grandi, la Aki qu’il connaissait est légèrement différente. Son sale caractère est toujours présent, même en plus violent, mais une part de sa personnalité n’est plus aussi noir, bien au contraire… Va-t-il pouvoir aller au bout de sa vengeance? Ou bien succombera-t-il avant ? Affaire à suivre !

Tout d’abord, j’avais regardé la version anime il y a de cela plusieurs années, je connaissais donc déjà le propos ce qui m’a permis de me replonger facilement dans cette histoire dont j’avais oublié quelques détails.

Masamune tombe très vite sur Adagaki, on rentre donc rapidement dans le vif du sujet, rapidement on sait ce qu’a vécu le protagoniste et pourquoi il veut sa vengeance. On n’oublie pas non plus le personnage plus nuancé d’Aki Adagaki, qui semble avoir plusieurs secrets bien gardés, dont certains qui pourraient être responsables de sa haine envers les garçons. Cette demoiselle est toujours accompagnée par Koiwai Yoshino qui est en quelque sorte la garante de ses secrets, en plus de sa fonction au sein de sa famille.

Lors de ce premier tome, c’est une véritable bataille entre chien et chat qui débute. Leur relation est une pure représentation des montages russes, c’est assez incroyable ce yoyo incessant qu’il y a entre ces deux personnages. En tout cas, on ne s’ennuie pas, c’est le moins qu’on puisse dire ! Et ça, on le doit aussi beaucoup à Yoshino qui a un grand rôle à jouer. C’est le pivot de l’équipe si je puis dire ! Sous ces airs de mignonne servante, se cache une personne qui a de la suite dans les idées, ce qui va permettre de rythmer l’histoire plus facilement.

Cependant l’histoire se base sur un même point qui me chagrine un petit peu. La beauté. Les critères de beauté sont quelque chose qui évolue avec le temps et qui n’est pas identique suivant les régions du monde. Le culte du corps mince est ici bien accentué, on passe d’une personne mise à l’écart parce qu’elle est grosse, à quelqu’un d’hyper famous par sa beauté. Toutefois, malgré ce culte de la beauté qui est mis en avant, nous avons aussi le contraire. De par les doutes que peut avoir Masamune, ou bien grâce à certaines scènes avec Adagaki, on se rend compte qu’il y a aussi un certain jugement par rapport à ça. L’apparence est importante, mais ce qu’il y a derrière l’est tout autant. Et cela tend à être de plus en plus le cas dans cette œuvre où la façade a ses propres limites et où tout un tas d’autres points entrent en jeu. J’ai donc bien envie de lire la suite pour voir le déroulement de l’histoire qui me fait par moment penser à Love Mission, et dans le bon sens.

 

Par ailleurs, Masamune Makabe est un personnage à double tranchant en quelque sorte. On ne peut pas renier les efforts qu’il a consacré pour avoir un physique qui lui plaise et le travail acharné pour qu’il ait de superbes notes. En un sens il est plutôt incroyable et il faut réellement donner de sa personne pour arriver à son stade au vu d’où il est parti. Mais tout cet acharnement est à la base uniquement là pour blesser une personne et en quelque sorte soigner son égo qui a été fortement atteint des années auparavant, ce qui est tout de suite bien moins glorieux. Toutefois, on voit à plusieurs reprises que malgré tout ça il n’est toujours pas sûr de lui et il pense que tout son travail peut être brisé en un instant. En soit Masamune est un magnifique château de cartes sur une table posée dans une plaine. Aussi beau et gratifié soit-il, un coup de vent peut tout balayer.

Il en est de même avec Aki Adagaki. Elle donne des surnoms dégradants aux garçons en les humiliant, c’est un fait horrible mais elle le fait avant tout pour se protéger elle-même. Elle passe pour une garce impitoyable alors qu’au fond ce n’est pas tout à fait ça. Je trouve cette partie intéressante et c’est ce qui me fait par ailleurs penser à Yukina Himuro de Love Mission. Qui plus est, on repart dans ce jugement de l’apparence sans même réellement connaître la personne. Elle remplit très bien ce rôle où elle incarne la beauté en montrant de manière plus ou moins détournée qu’elle n’est pas qu’un physique ni qu’une grande gueule.

 

Tu dois adorer me voir en collants. Ce surnom t’ira comme un gant. Prince Charnu.

– Aki Adagaki.

 

En plus je ne vous l’ai pas dis mais on a le droit à un personnage aux petits oignons dans l’histoire qui me fait fortement penser à Totsuka Saika dans My Teen Romantic Comedy is Wrong as I Expected (Yahari Ore no Seishun Love Come wa Machigatteiru). Il s’agit de Shuri Kojûrô. Il est une des premières personnes à qui Masamune a parlé dans sa classe, ils deviennent rapidement amis, et il donne un côté très sympa au manga que ça soit par son côté mignon mais aussi un peu bêta. C’est un peu un Momiji de Fruits Basket avec une histoire plus joyeuse en un sens. Rien qu’avec ces deux comparaisons vous comprendrez que c’est un bon personnage bien attachant !

Pour ce qui est des dessins, ils sont très bons ! Le chara design est vraiment sympa et la mise en scène est parfaite. Certaines planches sortent un peu du lot mais le niveau global est pas mal du tout ! Alors oui, les décors c’est pas ce qui vous fera craquer pour ce manga mais je n’ai pas trouvé ça dérangeant, moi qui d’habitude râle un peu là dessus, je n’y ai trouvé aucun réel inconvénient tant les personnages sont captivants.

 

 

En fin de compte, malgré les aprioris que j’avais de l’anime, j’ai plutôt aimé redécouvrir cette œuvre dont j’aimerais tout de même connaître la suite et le fin mot de l’histoire. Je ne pensais pas forcément le dire au début de ma lecture, mais j’ai apprécié lire ce premier tome et j’ai même envie de lire la suite. A noter par ailleurs que le deuxième tome est d’ores et déjà disponible puisqu’il est sorti en même temps que le premier !

Sur ce, bonne lecture à tous !

H.

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