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Ao Ashi

Des attentes, des rêves, des espoirs…

Ao Ashi est un Shonen de Yûgo Kobayashi. Paru au Japon en 2015, il est toujours en cours avec 27 tomes pour le moment. En France, nous le devons à la récente maison d’édition Mangetsu depuis le mois de Mai 2021 ! Actuellement 8 tomes sont disponibles.

Aoi Ashito est un jeune garçon passionné de foot vivant à Ehime sur la petite île de Shikoku. Il possède un talent fou comparé à ses camarades et son jeu semblant égoïste donne l’impression qu’il joue tout seul. Mais cela en cache plus que ce qu’on l’on pourrait croire à première vue et ça, Tatsuya Fukuda l’a vite remarqué et va lui offrir une chance inouïe de “conquérir le monde”.

 

Les mangas de sport ont souvent eu la côte grâce à divers succès et ce, pour la plupart des sports. Cela continue toujours et encore mais les succès se renouvellent. Ao Ashi semble faire incontestablement office de manga à succès qui a débuté il y a déjà sept ans au Japon, mais qui tente de se faire une place en France seulement depuis une année. Il n’est pas toujours évident de lancer une série longue mais le pari des éditions Mangetsu semble porter ses fruits.

Yûgo Kobayashi sait d’emblée comment nous mettre dans le bain et il nous fait miroiter monts et merveilles, nous mettant l’eau à la bouche. Ce premier tome est superbement bien écrit et nous donne tout ce que l’on attend d’un manga de sport.

Un personnage principal accrocheur, gros potentiel mais à qui il manque encore de l’expérience, un but clair et net mais grand, des personnages sympathiques autour de lui pour détendre l’atmosphère quand il le faut, des ennemis de taille pour la durcir et un personnage un peu mystérieux et fou qui ajoute une pointe de piquant au tout ! S’ensuit une bonne dose d’action, de craintes et un bon cliffhanger de fin pour nous donner qu’une seule envie, se rattraper tous les tomes !

J’espère que vous avez apprécié ma critique d’Ao Ashi, en tout cas soyez sûr, si vous ne vous êtes pas encore procuré cette série mais que vous aimez les mangas de sport, foncez vous allez certainement adorer !

H.

Bon allez, on va tout de même rentrer un peu plus dans les détails. Si Ao Ashi reprend le schéma classique du manga de sport, il le fait cependant très bien. L’enjeu monte crescendo au fil du tome pour finir sur un climax qui me fera vous notifier une chose: si jamais vous souhaitez vous le procurer, prenez les deux premiers tomes directement, un pack découverte est sorti courant Avril.

Il faut savoir que l’histoire ne se passe pas dans un milieu scolaire, on ne parle pas du coup classique des sélections au lycée et tout le tralala auquel on a pu être habitué. Ao Ashi prône une ambiance plus professionnelle. En effet, les sportifs se qualifient pour des équipes visant à devenir pro participant à la league japonaise, la J-League. Cette dernière fait office de tremplin pour le national.

Les joueurs y jouent leur avenir ce qui rend le propos plus sérieux et nous fait plus aisément prendre part aux enjeux.

 

En plus des enjeux de taille, on se rend rapidement compte du niveau qu’il faut avoir, il n’y a pas encore eu trop de matchs mais même sans ça l’auteur arrive à nous faire comprendre à quel point l’environnement est hostile et qu’il va être difficile d’y « survivre ». Nous sommes dans un Shonen, on ne se fait pas trop d’inquiétude pour le protagoniste me direz-vous, et ce n’est pas faux. Pourtant Yûgo Kobayashi arrive tout de même à nous laisser un doute constant quant à la réussite d’Aoi Ashito. Il est fort, il a beaucoup de potentiel, mais il se démarque surtout grâce à sa coupe. Si l’on est en droit de se demander s’il n’a pas un lien de parenté avec Totoro de Don’t call it mystery, il est clair pour le reste que sa force initiale n’est actuellement pas suffisante. Ceci laisse place à la classique courbe de progression et croyez-moi, il va en avoir besoin !

 

“Je vais t’emmener… au sommet du monde.”

– Tatsuya Fukuda

Ce n’est pas un adversaire qu’il doit surpasser, c’est absolument tout le monde. Alors on est pas sur un individualisme à la Blue Lock, mais dans un premier temps, il doit faire ses preuves et pour ça, il faut qu’on retienne plus que sa coupe de cheveux !

Oui, niveau risques c’est modéré, comme je l’ai dis, on suit un schéma narratif plutôt commun mais fait d’une manière habile. Chaque page nous donne envie de lire la suivante que vous soyez ou non fan de foot.

Là où le protagoniste aurait pu nous sortir par les yeux et nous faire nous demander si on allait vraiment devoir se le coltiner encore longtemps et si personne ne voudrait lui mettre un coup de tête ou un air k.o, il est finalement plus attachant que prévu. Il n’a pas seulement un égo surdimensionné, il a aussi un cœur, il n’est pas qu’un idiot fonçant dans le tas tel un berserker, il sait réfléchir et possède une grande intelligence qui lui est propre, et en plus il apprend vite. Alors, même si la célébrité ne fait pas tout, je l’aime bien !

 

“Avec moi, pas besoin de tactique ! La tactique, c’est moi ! La tactique, c’est moi ! J’le répète parce que c’est important.”

– Aoi Ashito.

Et ce n’est pas le seul, Hana Ichijô est un personnage plus secondaire mais qui a son importance. Elle est la petite sœur de Tatsuya Fukuda et de ce fait elle l’aide parfois. C’est le personnage qui tranche le plus avec l’ambiance par moment pesante et stressante des qualifications, et c’est important pour faire varier le rythme du tome.

Quant à son frère, il est charismatique avec un background sympa, mais ce qui le différencie le plus, c’est son petit côté cinglé. Il a une revanche à prendre sur la vie et il compte bien se servir de l’équipe qu’il forme pour y arriver.

D’autres sont présents et je dois dire que deux d’entre eux ont retenu mon attention mais ne disons pas tout !

Côté dessin c’est beau, le style est agréable à l’œil et les moments d’action ont un rendu plaisant. Mais ce qui m’a le plus marqué, ce sont les visages. Outre le style à part quant aux chara-designs, les traits des visages pour indiquer certaines émotions en particulier sont incroyables. On ressent véritablement les émotions que Yûgo Kobayashi a voulu transmettre et ça participe au fait qu’Ao Ashi, ça se lit super bien ! C’est un plaisir complet et le manque de décors parfois n’enlève en rien tout ça.

 

Alors si je dois vous dire simplement ce que j’en pense, je vous dirais qu’Ao Ashi m’a contenté conformément à mes attentes. J’en avais entendu beaucoup de bien mais j’ai tardé à le lire alors qu’il m’attendait sagement dans ma mangathèque. Après l’avoir lu, je peux vous affirmer que les louanges que vous avez entendues sur ce manga ne sont pas mensongères. Les lecteurs de mangas de sport, si ce n’est pas déjà chose faite, vous ne prendrez pas de risques quant à cette série, faites simplement attention à sa durée: en effet, vingt-sept tomes sont en cours déjà avec un rythme en France d’un tome tous les deux mois.

Mais maintenant j’aimerais m’adresser à ceux qui ne lisent pas de mangas de sport habituellement et qui se poseraient peut-être des questions. Sans connaître vos goûts personnels ce n’est pas toujours chose aisée mais sachez que si vous n’aimez pas le foot, il n’est pas question de trop de termes techniques, on est plus sûr de la « démonstration » plutôt que des pages d’explications de chaque termes spécifiques à la pratique. Et pour ceux qui ne lisent simplement pas de mangas de sport, si vous aimez les Shonen de manière générale, sachez qu’il peut tout à fait vous plaire. Le schéma classique des mangas de sport dont je vous parlais est en somme assez similaire à celui des Shonen (c’en est un, ça tombe bien tiens) de ce fait vous pouvez tout à fait retrouver là-dedans des éléments que vous appréciez dans des œuvres bien différentes. On pourrait y voir des points de comparaison avec Jujutsu Kaisen par exemple avec le côté tournoi, la difficulté qu’ Aoi Ashito possède à s’intégrer au début peut être semblable à celle de Yuji Itadori en un sens.

Je me perd un peu mais en bref, je pense que cette histoire peut plaire à beaucoup de monde et c’est assurément une excellente lecture !

                                       H.

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