The One Within the Villainess


Un corps,
un but,
deux esprits !
The One Within the Villainess est un Josei scénarisé par Makiburo, dessiné par Shiraume Nazuna avec les chara-designs de Murasaki Mai. Le manga s’est terminé au Japon en 6 volumes tandis qu’en France, la maison d’édition Meian s’occupe de sa publication depuis début 2025.
Réincarnée en Remilia, la méchante de son jeu vidéo préféré, Emi est bien décidée à offrir une belle vie à ce personnage injustement détesté, sans savoir que la véritable Remilia est toujours présente au fond d’elle, à regarder sa progression. Mais lorsque la “Demoiselle Étoilée”, aussi contrôlée par une réincarnée, s’en prend à elle et calomnie Emi, Remilia reprend les commandes de son corps, bien décidée à rétablir le bonheur et l’honneur d’Emi et à se venger du mal que les autres ont pu faire à sa sauveuse et protégée.
Qui a dit qu’on ne pouvait plus innover sur la vague des villainess ? The One Within the Villainess est la preuve qu’avec de bonnes idées on peut réussir à susciter de l’intérêt quel que soit le genre. En effet, si habituellement lors d’une réincarnation la personnalité du propriétaire initial du corps est totalement effacé et remplacé par le protagoniste, ici ce n’est pas du tout le cas ! Les deux continuent de se partager d’une certaine manière le corps ce qui rend les choses bien plus intéressantes.
Le premier tome se veut très introductif, mettant en place les différents éléments qui vont être les piliers du récit, il est donc préférable d’allier sa lecture au deuxième volume pour réellement être plongé dans l’histoire. Toutefois ici nous nous contenterons d’évoquer le premier tome afin de ne risquer aucun spoil.


Emi, en se réincarnant dans le corps de Remilia, ne souhaite qu’une chose, rendre Remilia heureuse. Elle souhaite réparer les malheurs causés dans le jeu mais lorsque l’inévitable arrive, Remilia reprend les rênes de son propre corps, bien décidé à se venger et à protéger Emi qui a tout fait pour la rendre heureuse. Désormais, finit la bonté distribuée à tout va par Remilia, Emi va enfiler le manteau de la vilaine et concocter un plan diabolique pour récupérer de la plus belle manière le bonheur de sa protégée, tout en se vengeant de l’odieuse Pina la fameuse “Demoiselle Étoilée”, l’héroïne du jeu qui elle aussi, cache plutôt bien son jeu…
Ça peut paraître compliqué vu comme ça, mais en réalité c’est très simple et surtout très bien mis en scène dans le manga. Par ailleurs, l’œuvre se veut très scénarisée avec une narration quasi permanente. C’est assez inhabituel et ça peut perturber au début mais on s’y fait rapidement et cela donne beaucoup de charme au titre en plus de faciliter la compréhension des différents évènements.
C’est donc un ressenti quelque peu différent d’autres mangas “Villainess” et ce n’est clairement pas déplaisant bien au contraire. Vous en gardez les codes tout en ajoutant des touches personnelles et surtout deux très bons personnages principaux aussi bien complémentaires qu’opposés.
“Maintenant que j’ai récupéré mon corps, je vais leur montrer à tous de quoi est capable la vraie méchante de l’histoire.”
– Remilia.
Certains moments peuvent être rageants dans la première partie mais quel plaisir de voir le plan se mettre en action pour corriger ces évènements. C’est ce brin de folie qui va nous mettre véritablement l’eau à la bouche pour la suite de la série.


Emi et Remilia sont toutes deux attachantes à leur manière, la première Emi est d’une grande gentillesse, tentant de toujours agir au mieux en faisant le bien, croyant fermement qu’en agissant avec bonté cela pourrait résoudre bien des problèmes. Cette tendresse est attachante là où on aurait simplement pu y voir de la naïveté.
Ce côté-là de sa personnalité ne va évidemment pas l’aider au sein de la cruelle cours ce qui va par contre accentuer notre affection envers elle, on a envie de la voir s’épanouir dans un bonheur utopique…
Et c’est également l’avis de Remilia qui va endosser en quelque sorte le rôle de la méchante afin de protéger Emi. C’est une relation vraiment touchante qui s’installe entre les deux alors qu’il n’y a jamais réellement eu d’interactions entre elles. C’est très beau à voir, cela nous donne envie de voir l’étendue du plan de Remilia et surtout sa réussite !
Pina, la “Demoiselle Étoilée” est une antagoniste qui a deux objectifs dans ce premier tome, être détestable au plus haut point pour le lecteur, et ajouter une note d’intrigue très intéressante dont je tairais les détails. Elle remplit à merveille ses rôles, et la dessinatrice a bien réussi à mettre son horrible caractère en avant, c’est magnifique (mais elle reste affreuse !).
En terme de dessin, c’est indéniablement d’une grande beauté, le trait fin, bien encré est une merveille aux yeux. Sans parler des chara-designs qui sont visuellement très réussis, avec cette force dans le regard de l’héroïne qui dégage quelque chose de très impactant.
De plus, il y a une bonne mise en scène qui accompagne de très belles planches mettant en valeur la forte personnalité de certains personnages.
En conclusion, The One Within the Villainess est un excellent manga de “villainess” apportant ses subtilités dénotant cette série des autres. Les personnages, la mise en scène, les dessins, tout est parfait et l’aspect “lent” de la première moitié du tome s’estompe rapidement pour nous faire miroiter une suite des plus palpitantes.
L’œuvre s’est terminée au Japon en 6 volumes ce qui semble une très bonne durée pour le titre, cela laisse le temps de développer aussi bien l’histoire que les personnages sans tirer en longueur.
Si vous êtes fans de de ce genre de mangas, ne passez pas à côté de The One Within the Villainess,
Si vous souhaitez vous procurer les tomes sur notre site internet c’est par ici !
H.
Vous pourriez aussi aimer
Aux Côtés du Dieu Loup
16 janvier 2025
SHY
23 janvier 2021