Ichi the Witch

Une sorcière…
masculine?
avec un gros
couteau
Ichi the Witch est un Shônen de Osamu Nishi au scénario et Shiro Usazaki au dessin, publié au Japon depuis depuis 2024 où il comporte actuellement 6 tomes en cours. En France, les éditions Ki-oon s’emparent de la licence en Février 2026.
Osamu Nishi est déjà connu chez nous pour son manga Iruma à l’école des démons. Quant à Shiro Usazaki, elle était la dessinatrice de Act-Age.
Ichi vit seul dans la montagne depuis qu’il est enfant. Il est un chasseur exceptionnel qui a appris à survivre seul au point que cela en est devenu une seconde nature. Mais lorsqu’un majik nommé Uroro ravage la montagne et menace son village, il porte main forte à une sorcière. Alors que les majiks ne peuvent être revendiqués que par des femmes, seuls êtres possédant du mana, il se retrouve finalement à être une exception à la règle. Premier sorcier masculin, il va se retrouver embarqué dans une chasse aux majiks trépidante en compagnie de Dresscaras, l’une des sorcières les plus fortes mais au caractère bien à elle.
Ichi the Witch est un manga fantasy, magie, action et aventure qui met en scène des sorcières et une exception : Ichi, dans un univers ultra détaillé, complexe mais tout de même très drôle à découvrir.
On a effectivement un scénario bien complet avec un univers compliqué mais très bien expliqué. Nous sommes dans un monde clairement fantasy avec des lieux inventés, de la magie et des Majiks. L’existence des majiks peuvent vous perdre un petit peu au début mais heureusement en quelques pages tout est bien expliqué sans pour autant être lourd à lire, je trouve que l’introduction est vraiment bien faite et nous rentre pleinement dans l’histoire avec un premier majik à affronter et pas des moindres puisque aucune sorcière ne peut le réclamer. Pour faire simple d’ailleurs, les majiks sont des créatures qui incarnent la magie vivante et qui, si on effectue le défi qu’elles nous proposent, offrent alors leurs pouvoirs, mais seules les femmes ont le mana nécessaire pour l’utiliser, du moins, normalement.
On a donc une infinité de types de majiks différents et certains semblent encore s’éveiller ce qui offre un très large bestiaire, avec potentiellement des missions qui risquent d’être très intéressantes. En effet, les sorcières travaillent souvent ensemble pour des missions et cela va offrir un sacré aspect voyage et aventure.
En tout cas, même si le volume est plutôt introductif, on a déjà une sacré dose d’action, ne serait-ce qu’avec le combat contre Uroro, même si vous verrez, en bon chasseur, Ichi cherche toujours à utiliser des techniques différentes afin de neutraliser ses cibles, ce qui rend l’action d’autant plus intéressante. Entre les techniques de chasse et l’utilisation de la magie, on a de quoi avoir des combats originaux et dynamiques, d’autant que de ce qu’on peut apercevoir, le bestiaire est vraiment large et les majiks devront être battus de manières différentes. Toute cette action aide l’introduction à passer sans être trop lourde à supporter et le premier volume se lit tout seul. D’autant que Ichi the Witch nous propose un humour totalement déjanté qui rappellera parfois des mangas comme Spy x Family ou encore Kindergarten Wars mais dans un monde fantasy. L’humour se manifeste notamment grâce aux personnages qui ont régulièrement des réactions et des têtes à mourir de rire, mais aussi grâce à des situations totalement rocambolesques créées par nos personnages et notamment par Ichi qui découvre totalement la vie en dehors de sa montagne et qui peut avoir parfois des réactions et des agissements qui détonnent totalement de comment agirait normalement une personne. En plus de cela on a des personnages hauts en couleurs qui ont chacun des personnalités bien marquées et bien folles sur les bords, entre ceux qui ont les chevilles qui enflent, ceux qui n’en font qu’à leur tête ou ceux qui subissent la folie des autres comme ils peuvent, il y a de quoi rire.
Je te parle d’une force hyper dangereuse, qui menace l’équilibre du monde magique…et qui se retrouve entre les mains d’un chimpanzé crasseux qui n’y connaît absolument rien ! Tu vois pourquoi je suis sur les nerfs ?!
– Desscaras
Parmi tout le large panel de personnages que l’on entrevoit, rien que dans le premier volume, il y en a trois qu’on va plus côtoyer : Ichi, Desscaras et Uroro.
Ichi est un garçon qui a été abandonné dans les montagnes à l’âge de 6 ans et qui a dû apprendre à survivre de lui-même, chassant pour se nourrir dans les règles de l’art. Maintenant plus grand, c’est un garçon qui ne prend tout de même pas la peine de venir habiter dans le village en bas de la montagne bien que les villageois le veulent, et c’est surtout un garçon qui ne connaît rien d’autre que sa montagne. Son quotidien de survie l’a endurci, le rendant fonceur et déterminé mais il sait aussi se montrer maladroit et amusant quand il découvre de nouvelles choses. En tout cas, il n’a pas froid aux yeux et il n’hésite pas à prendre les devants en plus d’être tout de même un excellent stratège lorsque cela concerne la chasse.
Desscaras est la sorcière des abysses, connue pour être ultra puissante et posséder énormément de sorts. Cependant, elle a tendance à avoir clairement les chevilles qui enflent et à se sentir supérieur à tous, ce qui amène énormément d’humour au manga. D’autant qu’elle n’en fait qu’à sa tête, si bien qu’elle se retrouve souvent avec des rapports à remplir pour son travail.
Enfin, Uroro est un magik sauvage qui ne se laissait pas dompter par les sorcières puisque sa condition était qu’un garçon de vainc. Or, les garçons n’étant pas censés avoir de mana, c’était impossible. Manque de chance pour lui, Ichi est une exception qui se trouvait vraiment au bon endroit au bon moment. C’est un magik qui a également les chevilles qui enflent et une sacré envie de destruction ce qui rend les dialogues entre lui et Desscaras vraiment drôles à suivre.

Enfin, en ce qui concerne les dessins, on reconnaît bien le trait de Shiro Usazaki et c’est un plaisir de pouvoir la retrouver sur une nouvelle œuvre. Les personnages ont des chara designs qui changent de l’ordinaire, les tenues des sorcières sont variées et surtout les têtes, les émotions des personnages sont magnifiques à regarder, parfois à mourir de rire grâce à des chibis rondement utilisés.
Les planches sont bien complètes, la mise en page est claire et les décors sont somptueux. Je n’ai pas eu d’impression de vide et l’encrage en jette vraiment. De plus, malgré un texte parfois bien présent, le dessin détonne et ajoute un sacré plus au manga. Si vous cherchez un Atelier des Sorciers plus explosif au niveau des dessins et de l’histoire, Ichi the Witch pourrait vous plaire.
En conclusion, Ichi the Witch est un manga fantasy, qui nous propose un univers complet, compliqué mais très bien expliqué dans le premier volume sans que ce soit pour autant lourd à lire. On a énormément d’action malgré un tome introductif et beaucoup d’humour avec des personnages qui ont clairement les chevilles qui enflent et qui nous offrent de magnifiques joutes verbales entre eux. C’est un titre addictif, qui se lit bien, et il me tarde de voir ce qu’il se passera par la suite, d’autant que j’attendais vraiment un nouveau manga avec le dessin de Shiro Usazaki ! Si vous aimez les mangas d’action et d’aventure déjantés, celui-ci est pour vous !
Si vous souhaitez vous procurer les tomes sur notre site internet c’est par ici !
L.
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