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Magical Girl Holy Shit

Moe moe,

BAM !!!

Dans ta-

 

Magical Girl Holy Shit est un Seinen écrit et dessiné par Souryu que l’on doit aux éditions Akata. Sorti en Juillet 2018, il compte déjà 8 tomes en France. Au Japon, il a commencé sa publication en 2016 et comporte à ce jour 9 tomes toujours en cours.

 

 

⚠ Petit disclaimer, en dehors des plans culottes, l’histoire est très trash, la violence est omniprésente ! ⚠

 

Majiba Kayo est une lycéenne qui se retrouve un jour par pur hasard transformée en magical girl afin de protéger l’humanité d’un danger imminent, celui des stremons. Myu, l’être l’ayant transformé, pensait tomber sur une douce jeune fille innocente, mais il n’en n’est rien… Le sort de l’humanité ? Il peut bien se la carrer là où elle pense, cela lui passe totalement au-dessus.

Son titre assez évocateur vous annonce une magical girl aux airs de gangster. Avec elle pas de chichi, on fait tout par la manière forte et surtout on fait ce qu’on veut et tant pis pour les conséquences.

Les codes du genre sont une nouvelle fois bafoués et ce, pour notre plus grand plaisir! Bafoués voire souillés…la barrière est fine avec cette yankee, euh magical girl qui ne jure que par elle-même. Majiba Kayo a un sacré tempérament et c’est le moins qu’on puisse dire ! Mais après tout, c’est ce qui fait son charme…

En effet, éloignez immédiatement les clichés du genre car ils seront littéralement explosés dans ce titre. Vous avez peut-être lu ou vu Kore Wa Zombie Desu Ka qui était déjà à son époque du grand n’importe quoi et parodiait bien le genre des magical girl. Ici on repart sur quelque chose de similaire en termes de wtf, mais avec une touche bien énervée. Plans culotte à foison, insultes en tout genre et violence sans détour, c’est le cocktail qu’on nous jette littéralement à la face. Et vous savez ce qui est le pire ? C’est qu’on finit par aimer ça et à en redemander !

 

 

Petit aparté, l’auteur Souryu  est avant tout connu pour ses doujinshi et ses hentai / ecchi. Ceci explique le nombre de scènes que l’on peut catégoriser de “ecchi”. Ces dernières peuvent être plutôt fan service comme dans High School of the dead, ou bien plutôt provocatrices pour montrer à quel point le personnage principal s’en fiche de sa féminité.

Aparté fini, il est temps de se replonger dans l’histoire. Les stremons sont des… monstres, qui sont nés des forces négatives tout ça tout ça, ils s’en prennent donc aux classico humains. On change pas une équipe qui gagne, après tout le but de cette œuvre est de reprendre les clichés du genre pour leur foutre un gros coup de poing sa m***. Par ailleurs, le personnage de Myu lui-même est un cliché de la petite bestiole mignonne qui est une sorte de Dieu. Kayo est donc encore plus importante puisque tout tourne vraiment autour d’elle, elle est ce qui permet de maintenir l’histoire à quelque chose d’intéressant et drôle, les autres personnages ne sont là quasiment que pour servir de faires-valoirs, “les mots sont durs mais les mots sont justes” disaient un streamer pas très connu du nom de Zerator.

Mais attention, faires-valoirs ok, mais ce n’est pas pour ça qu’ils sont nuls et inutiles, non, bien au contraire. Déjà parce qu’avec seulement Kayo on tournerait je pense assez vite en rond. Une insulte, une tarte et ça part, ce serait redondant. Alors que là les autres personnages peuvent amplifier tout ça, que ce soit par leurs réactions ou par leurs répliques. Cela va donner un peu plus de consistance par moment, bien que cela ne remette pas la protagoniste en question. Après tout, en dehors de la nicotine, elle souhaite simplement qu’on lui foute la paix, ce qui rend les moyens de la motiver à combattre un peu plus complexes et heureusement que son tempérament explosif lui permet d’engager efficacement un com- massacre et le fait de défoncer des gens la rend “heureuse” ? En quelque sorte…

 

 

“Pourquoi tu me parles toi ?! Ça parle pas les peluches !! Et c’est quoi ça, “myu, myu, myu” dans toutes tes phrases ?! T’es une p’tite salo** de pokémon ou quoi ?!”

– Majiba Kayo, dans toute sa splendeur.

 

 

Le premier tome va donc se concentrer sur “l’apprentissage” de ses nouveaux pouvoirs, bien que tout cela va plus ressembler à une succession de gags. Entre transformations foirées, coups de baguette magique au sens propre du terme et violence contre des humains autant que sur des monstres, absolument tout y passe ! Vous n’allez donc pas vous ennuyer, surtout que l’auteur va beaucoup en jouer, notamment en détonnant pas mal son personnage principal. En effet, depuis le début je vous présente Kayo comme une sorte de gorille mais elle possède aussi des moments bien différents qui la contrastent énormément. Elle n’est en réalité pas stupide comme on pourrait croire à des moments, elle a aussi ses petits moments plus “cute” et au final elle se veut tout de même plus qu’une simple énergumène avide de nicotine et de violence. Et ça, ça fait plaisir, même si c’est assez minime dans l’œuvre.

Pour en revenir aux personnages plus secondaires, il y a Rei Masanido qui est assez sympathique, déjà parce que son nom, suivant comment on le lit peut signifier “sans aucun doute un esclave » ce qui, j’admets, m’a fait bien rire, surtout que cela déborde de vérité. En effet, après avoir pu voir et goûter à la force de notre héroïne il se met à son service. Cependant, lui aussi il ne faut pas le juger uniquement sur son apparence car dans le fond il est un peu plus qu’un voyou, un petit peu. Concrètement, pour le moment il ne sert pas à grand-chose si ce n’est à nous donner des scènes bien marrantes.

 

 

Niveau dessin, là on a du lourd. Les chara-designs sont attirants et Souryu possède un coup de crayon qui ne laisse pas indifférent. Les planches d’action sont sublimes et pas mal chargées, parfois cela peut sembler un peu bordélique mais globalement c’est bien lisible. En tout cas on en prend vraiment plein la vue avec ses dessins, ils sont très impactants, nous ne sommes pas prêts de les oublier !

En fin de compte, que pouvons-nous retenir ? Comme vous l’aurez compris, dans la globalité j’aime bien. Ça se lit très facilement, c’est plaisant, ça nous fait esquisser des sourires et même des rires. Le trait de Souryu y joue également beaucoup, les planches sont propres, bien dessinées et tout cela amène à un rendu qui fonctionne très bien ! L’histoire pour l’instant est discutable, elle parodie le genre, elle n’est donc pour le moment pas très profonde, par contre elle permet de garder un fil rouge qui nous fait continuer de profiter de ces personnages hauts en couleurs tout en nous laissant percevoir un peu plus de profondeur.

C’est une œuvre particulière qui ne plaira pas à tout le monde mais dans mon cas, elle m’a conquis !

H.

 
 

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