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Cautious Hero

Prudence est mère 

de sûreté

 

Cautious Hero est un Shônen, originellement un Light Novel de Light Tuchihi. Il a pour dessinateur Koyuki et Character Designer Saori Toyota. Le manga compte 3 tomes pour le moment au Japon. Le troisième tome arrive en France chez Doki Doki en Février 2021.

On y suit l’histoire de Ristarte, déesse de la guérison née il y a seulement 100 ans, qui se voit offrir la mission de sauver un monde de rang S. Pour cela, elle a le droit d’invoquer un héros et arrive alors Seiya Ryûgûin, un jeune homme aux statistiques surpassant la moyenne mais avec un problème très handicapant pour la vie de héros: Il est extrêmement prudent. Le sauvetage du monde promet d’être long, très long.

Bien entendu vous l’aurez deviné, Cautious Hero est un énième Isekai. Néanmoins, si ce Isekai n’est pas sans nous rappeler Konosuba avec son humour décalé, le héros ici n’est pas un personnage banal, geek, qui vivait en hikikomori et passait sa journée à jouer aux jeux vidéos. Du moins, il n’en est pas fait mention pour le moment et il ne semble pas vraiment s’intéresser à ce nouveau monde qu’il juge beaucoup trop dangereux. Seiya est différent des autres héros d’Isekai puisqu’il ne veut pas sauver le monde, il est forcé de le faire, et en plus, il est extrêmement prudent, au point que s’en est une maladie.

Cette prudence va créer des situations assez drôles, l’auteur joue vraiment sur le caractère de notre personnage, ses agissements et ses dialogues avec son équipière déesse. Pour le moment l’intérêt de ce manga repose entièrement sur l’humour de situation et et celui de caractère qui se dégagent de Seiya. On peut donc dire que Cautious Hero nous propose non pas un scénario surprenant, mais des personnages tournés dans l’humour qui, par le biais d’interactions avec le protagoniste, nous font rire.

On peut affirmer qu’avec son comique omniprésent, Cautious Hero est une parodie des Isekai plus sérieux où le héros est surcheaté et doit sauver le monde d’un Seigneur démon. Les personnages qui auraient pu être stylés y sont tournés en ridicule comme avec Cercé ou Ristarte, qui ne se font jamais respecter par le héros.

Je ne pense pas qu’il faille s’attendre à un scénario très poussé pour cette œuvre. Pour le moment du moins, le but du héros semble être de sauver le monde en tuant les généraux et le Seigneur Démon, chose classique dans des Isekai. On se doute que durant ses aventures, il fera la rencontre d’équipiers qui l’aideront dans sa quête, et que la finalité est de vaincre le Seigneur Démon pour pouvoir retourner dans son monde d’origine.

Dès le premier tome on voit un des premiers généraux et le scénario semble du coup avancer très rapidement. J’espère que l’auteur a bien des aventures à nous offrir sous le pied car sinon j’ai peur que la quête de notre héros ne se termine plus rapidement que prévu. On a alors le droit à un tome explosif qui ne lésine pas sur le nombre de scènes d’action et de rebondissements. On a des instants de répit uniquement lorsque nous sommes dans le domaine unifié des dieux qui me fait d’ailleurs énormément penser à la salle du temps de Dragon Ball, puisque notre héros s’entraîne dans une salle dans le domaine, qu’elle est toute blanche, et que le temps s’y écoule plus lentement. Je pense que ce n’est certainement pas la seule référence à trouver dans ce titre et c’est plutôt amusant d’en découvrir.



Avant toute chose, il faut que je choisisse un héros à invoquer…Et j’ai l’habitude de toujours faire mon choix parmi de jeunes japonais…Il suffit de leur expliquer qu’ils ont été invoqués dans un autre monde, et ils comprennent tout de suite ce qu’on attend d’eux. Une fois, j’ai invoqué un martien, et il lui a fallu un mois entier pour comprendre ce qui lui était arrivé…

 – Ristarte



On a néanmoins une petite affirmation qui fait que ce titre est différent des autres isekai. Ici, si le héros meurt, il retourne juste dans son monde d’origine et ne pourra plus être invoqué dans un autre monde. On aurait pu se dire qu’ainsi Seiya aurait pu agir comme bon lui semblait, prendre des risques sans avoir peur de mettre fin à ses jours, mais ce n’est pas le cas. Il s’agit d’un héros qui serait capable d’acheter mille eaux bénites pour se protéger de morts vivants, ou d’avoir de l’équipement de rechange pour son équipement de rechange.

Pour ce qui est des personnages, je les trouve diversifiés et assez attachants. Je ne parlerai ici que des deux principaux, mais rien que dans le premier tome on nous présente déjà de nombreux personnages, notamment des Dieux.

Seiya Ryûgûin est un japonais invoqué d’un autre monde. Il est grand, sérieux, plutôt stylé et puissant, il a toujours deux à trois coups d’avance sur les autres, mais souffre d’une prudence maladive qui le pousse à prendre toujours plus ses précautions et à rester sur ses gardes même auprès de ses alliés. Il n’hésite pas à s’entraîner dur pour être sûr de vaincre ses ennemis et à dépenser de l’argent pour obtenir tous les objets nécessaires à sa survie. C’est également un personnage direct et parfois blessant, qui ne respecte pas les Dieux malgré leur statut imposant, ce qui mène à des dialogues hauts en couleurs entre lui et Ristarte. Personnellement je l’aime bien il est plutôt stylé et je me demande si sa prudence se calmera par la suite. J’ai néanmoins peur que jouer sur sa prudence pour le scénario finisse par être un peu redondant, comme un humour de répétition un peu trop refait.

Ristarte est une déesse qui me fait énormément penser à Aqua dans Konosuba, à la différence qu’elle semble plus intelligente et moi imbus de sa personne. Elle est jeune, dynamique, fait de son mieux pour réussir mais ne se fait pas respecter par Seiya. Ses réactions et ses dialogues en font un personnage plutôt amusant à suivre. J’espère qu’on aura l’occasion de voir un peu plus ses pouvoirs à l’œuvre parce que pour le moment elle sert juste de porte-monnaie ambulant, d’observateur et de portail portatif.

On a donc des personnages totalement opposés qui se donnent la réplique et qui créent toute l’ambiance de l’œuvre qui est, ma foi, sympathique à suivre. Vous verrez, les tomes se lisent plutôt rapidement et vous serez bien tenté de lire la suite. C’est un titre qui vous rendra de bonne humeur et éclairera vos journées.

 

 

Enfin, parlons un peu des dessins. Les chara-designs sont plaisants, les traits sont précis et plutôt agréables, il y a de nombreuses jolies planches rien que dans le premier tome. Les décors sont assez basiques mais font parfaitement l’affaire. La mise en page est variée on a même le droit à des petits strips lors du passage avec Cercé. Le tout est parfaitement lisible. Si vous achetez l’œuvre pensez à regarder derrière la couverture, vous avez des images bien sympathiques sur le tome et en plus un petit texte bonus qui apporte plus de renseignements à l’histoire.

En conclusion, Cautious Hero est une parodie d’Isekai qui vous fera rire et qu’il ne faut pas prendre au sérieux. Sa ribambelle de personnages en fait un titre extrêmement varié. Le personnage principal et la déesse créent un humour assez agréable à suivre qui égaie notre journée et c’est une bonne œuvre à lire lorsqu’on a pas le moral. En tout cas le point fort de ce titre se situe réellement dans son personnage principal atypique et l’humour qu’il en dégage plus que dans son scénario parodique qui, au final, semble pour le moment basique voire presque oubliable. Il y a peu de tomes pour le moment, ce qui en fait un manga assez rapide à acheter. J’espère qu’on aura le droit à son Light Novel pour aller plus loin.

Pour ceux qui souhaitent en voir plus, il existe un anime de 12 épisodes appelé Kono Yuusha ga Ore TUEEE Kise ni Shinchou Sugiru disponible légalement sur Wakanim!



L.

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