Interspecies Reviewers

On ne sait pas
toujours dans
quoi on se
fourre, et c’est
tant mieux !
Interspecies Reviewers est un Seinen de Amahara (connu notamment pour Chastity Reverse World) au scénario et Masha au dessin. Il est édité depuis 2016 au Japon avec 9 tomes en cours. En France, on le voit paraître chez Ototo depuis Septembre 2021 et le septième tome est sorti fin du mois de Janvier.
/!\ Disclaimer, ce manga vise un public adulte dû à la très forte concentration de contenu à caractère sexuel. Il n’est donc pas à mettre dans toutes les mains ! /!\
Bienvenue dans un monde où de nombreuses ethnies cohabitent (et copulent) ensemble. Les priorités de ce monde paisible sont naturellement la nourriture, mais aussi un moyen de dépenser l’énergie et l’argent gagné. Pour ce faire, il y a les maisons de passe : Plaisir presque garanti, vous en sortirez vidés (dans tous les sens du terme).
Malgré le disclaimer je tiens à préciser tout de même une chose, non, ce n’est pas un hentai ! On est bien sur du ecchi et il n’y a quasiment rien de visible, par contre presque tout est “dit”.
On notera également qu’une adaptation anime a eu lieu il y a 2 ans et qu’elle est toujours disponible sur Wakanim pour les intéressés. Sur ce, commençons !
Stunk, un humain aventurier, ainsi que Zel, un elfe, sont des amis qui partagent beaucoup de choses ensemble. Leur plus gros point commun c’est leur addiction aux Lupanars (les maisons de passe). Des salaires entiers y passent pour leur plus grand plaisir ! On peut aussi dire que toutes les ethnies y passent, pas de xénophobie ici. Un seul objectif, forniquer avec toutes les espèces habitant ce monde et plus encore !
Cette noble mission se fera rapidement accompagner par une idée de génie, écrire des critiques sur leur expériences avec les différentes succubes afin de les partager sur les panneaux d’affichage pour que tout le monde puisse se faire une idée sexuellement parlant sur les autres races. Merveilleux n’est-ce pas ? Et tant qu’à faire, pourquoi ne pas emmener avec eux cet ange qui s’est retrouvé bloqué en ce bas monde ?
Vous allez donc embarquer aux côtés de ces insatiables énergumènes qui ne veulent qu’une chose ; copuler (boire et manger de temps à autre, dormir par contre j’ai encore des doutes).
Et croyez-moi, c’est un plaisir ! Non mais sans rire, voir ces personnages insouciants aller de passe en passe et gagner leur croûte avec leurs reviews, c’est étrangement addictif et on ne peut pas s’empêcher d’être curieux de leurs avis sur les différentes succubes. Leurs commentaires sont par moment bien drôles et étonnamment sérieux sur certains points, ce sont des professionnels après tout !

Cela dit, j’ai tout de même une chose qui m’embête. J’avais vu l’adaptation anime au moment de sa diffusion, et je me souviens que lors des parties de jambes en l’air, on ne voyait pas tout, loin de là, mais on n’avait pas une simple allusion au fait qu’ils aient fait l’amour. On avait les scènes, bien que censurées. Ce n’est pas un problème de fétiche ou autre, c’est juste que ces scènes-là ajoutaient quelque chose à l’œuvre. Elles permettaient notamment de montrer la perversion de Curim qui est un ange censé être pur et innocent ; montrer les moments où il se laisse complètement aller avait alors tout son sens. Je suis donc un peu déçu par ce point MAIS cela me permet de vous inviter à, à la fois lire Interspecies Reviewers, ainsi qu’à voir son anime afin de profiter un maximum de l’œuvre et de la découvrir sous un nouvel angle.
Un ange pur et innocent est descendu sur la terre ferme et en repartira moins pur.
– Narration
Et pour rebondir sur les fétiches, pour ceux qui pensent qu’il faut avoir un grain pour le lire et l’apprécier ou qu’il faut avoir des goûts type furry, sachez que ce n’est pas le cas. Déjà car ce n’est pas un hentai et que cette version du manga ne nous montre de toute façon rien de plus que quelques paires de seins de temps en temps. Il est important de garder en tête que malgré le plus grand sérieux de Stunk et Zel, ce manga reste humoristique et n’est donc pas à prendre au premier degré. Ceci dit, la question de la sexualité inter-espèces dans leur monde a un intérêt certain…
On va leur montrer qu’avec un manche, on est pas des manches !
– Stunk
Par ailleurs, je vous ai surtout parlé des deux pervers mais ils sont loin d’être seuls. Déjà, il y a Curimbell dont j’ai évoqué le nom un peu plus haut. C’est un séraphin qui s’est retrouvé coincé sur Terre sans possibilité de retourner au Paradis de manière temporaire. Comme tout ange qui se respecte il est pur, enfin, il l’était jusqu’à la fameuse rencontre avec les deux machines à coups de hanches. C’est un personnage important car il permet d’ajouter une touche d’humour supplémentaire et de décomplexer encore un peu plus le titre. Après tout, si même un ange prend son pied, alors c’est que c’est bon !
Vous y verrez aussi la présence d’autres “passionnés”. Blues, un bestian ascendant chien ou encore Kantchal, un lilliputien par exemple. Cela vous donne un aperçu d’autres races qui existent dans ce monde bien rempli. Ils restent bien secondaires mais apportent tout de même un plus par leur différence, que ce soit physique ou en termes de goûts.
Une mention spéciale à Maidrea qui est un des rares personnages présents qui n’a pas de lien direct avec le sexe. Elle est serveuse dans une taverne, et c’est tout. Ah, elle a le mérite de supporter les pénis sur pattes !

En termes de dessin, il n’y a pas spécialement de quoi faire s’élever un chapiteau surtout en ce qui concerne les décors, là n’étant pas le but. L’effort est donc concentré sur les personnages et leur chara design. Et là, il faut prendre en compte que les succubes sont presque plus importantes que nos personnages qui ont, eux, le droit à un design simple mais efficace pour les dissocier du reste. En effet, il faut se dire qu’ils sont tout ce qu’il y a de plus normal, pas besoin de les rendre incroyables, ils ne font que s’envoyer en l’air ne l’oublions pas. Les planches ne sont donc ni moches ni superbes, elles ne nous montrent que l’essentiel et c’est amplement suffisant vous verrez !
Les suivre de maison de passe en maison de passe est plus addictif que l’on pourrait le croire. Amahara prend finalement le parti de ne pas raconter grand chose si ce n’est les différentes expériences sexuelles suivant les ethnies. Ce n’est pas profond, mais en fin de compte, on s’en fiche un peu. Le but n’a jamais été d’être sérieux ou “profond”, l’histoire fait clairement le taf et on suit toujours le fil rouge qui a été créé par le vœu commun de Stunk et Zel, celui de coucher avec chacune des races existantes et même celles dont ils ignorent l’existence.
Les critiques de leurs excursions sont clairement un plus et on ne se lasse pas de les découvrir. Les personnages sont malgré tout intéressants de par leurs points de vus divergents, les groupes formés sont alors hauts en couleurs.
Pour ceux qui s’inquiètent de la taille du tome, vous en aurez pour votre argent, car bien qu’il paraît fin, il est en réalité assez conséquent à lire (en partie grâce aux critiques).
Alors maintenant, est-ce que je vous le conseille ? Eh bien, si malgré les disclaimers et ce que j’ai raconté tout au long de la critique vous êtes toujours curieux, je pense qu’il vous plaira sans problème. À contrario, ceux qui se sentent gênés par ce mélange sexuels de races, alors oui, peut-être que vous risquez réellement d’être mal à l’aise durant la lecture. Enfin, pour vous exprimer mon avis purement personnel, j’ai passé un bon moment en le lisant, c’est un manga qu’on pourrait presque qualifier de feel good ; leur monde est en paix, et le seul problème de nos protagonistes c’est de trouver avec qui ils vont s’envoyer au septième ciel. C’est merveilleux quand votre seul souci se résume à ça ! Interspecies Reviewers prend à contre-pied la grande majorité des œuvres fantastiques pour nous proposer un scénario digne d’un eroge. Et franchement, si vous ne voulez pas vous prendre la tête et bien rigoler, ce manga est parfait ! (Faites simplement attention à l’endroit où vous le lisez).
Si vous souhaitez vous procurer les tomes sur notre site internet c’est par ici !
H.
Vous pourriez aussi aimer
Flow
27 juillet 2022
Enfer et Contre Toutes
26 février 2025