Chroniques,  Maisons d'Edition,  Manga,  Meian,  S-T-U

Tenpuru

 

Fuir la 

perversion 

pour atteindre 

l’illumination

 

Tenpuru est un Shônen de Yoshioka Kimitake, publié au Japon depuis 2018 où il comporte douze tomes en cours. En France, les éditions Meian s’occupent de la publication de la licence depuis Avril 2025 avec les deux premiers tomes. L’auteur n’en est pas à son coup d’essai chez nous puisqu’il est déjà connu pour Grand Blue (Chronique ici ). Tenpuru possède également une adaptation anime disponible sur Crunchyroll.

 

Akagami Akemitsu vient d’une famille où les hommes ont la réputation d’être des coureurs de jupons, au point que quiconque entende le nom Akagami, crie au pervers. Mais lui hait cette réputation qu’il prend pour une malédiction et compte bien la briser une bonne fois pour toute. Malheureusement un soir, il a le coup de foudre pour une fille et ses pulsions masculines ressortent. Il se met à aller aux sorties étudiantes et sombre dans la débauche, si bien qu’il se fait virer de son travail et manque de rater son année d’étude. Akemitsu décide alors de prendre le taureau par les cornes et de se faire moine afin d’échapper à son terrible destin de pervers. Seul problème, lui qui pensait intégrer un temple se retrouve en vérité dans un couvent où son père a laissé une dette faramineuse…

 

Tenpuru est un manga de comédie totalement déjanté, wtf, et très ecchi qui vous emportera dans un slice of life au sein d’un temple mais pas que. Il faut cependant bien prendre en compte que notre personnage principal vient d’une famille qu’il considère “maudite” pour sa perversité, et que de ce fait, le ecchi fait partie intégrante du manga et joue même un rôle majeur aussi bien dans la dynamique du tome que dans tout son aspect humoristique. Si vous n’êtes pas fans des mangas avec des femmes à fortes poitrines qui se retrouvent dans des positions embarrassantes, avec ou sans le personnage principal impliqué, ce manga ne sera clairement pas fait pour vous.

En effet, dans Tenpuru, tout tourne autour du ecchi comme moyen de comédie et cette comédie est vraiment omniprésente, c’est d’ailleurs ce qui faisait que Grand Blue (Chronique ici ) était aussi bien, puisqu’on passait notre temps à rire en le lisant, mais on avait tout de même des instants plus touchants qui faisaient qu’on se prenait vraiment d’affection pour les personnages. Ici, pour le moment dans le premier volume, on est vraiment sur de la comédie pure et dure qui part dans tous les sens entre du comique de gestuelle, mais aussi du comique de situation, des quiproquos comme par exemple comme premier quiproquo : Akemitsu qui pense aller dans un temple donc sans femmes et qui se retrouve dans cet endroit avec uniquement des femmes et qui est censé être interdit aux hommes (mais l’auteur a pensé à tout). En plus du comique de gestuelle, de situation et des quiproquos, on a également énormément de jeux sur les phrases, les mots, qui sont souvent mal tournés, ou plutôt repris d’une manière comique où d’une manière à créer un nouveau quiproquo.

Tout ce comique donne un manga totalement bordélique, dans le bon sens puisqu’il se passe sans cesse beaucoup d’action cela donne un rythme endiablé à la lecture malgré un très grand nombre de textes car vu le nombre de personnages, on en a des bulles de dialogues, pour notre plus grand plaisir bien évidemment !

Mis à part le comique qui prend une part immense dans ce manga, nous avons également l’aspect slice of life, et on va voir notamment comment Akemitsu va commencer sa nouvelle vie dans un lieu entouré de femmes, alors même qu’il tente de supporter ses pulsions perverses. On y suit alors les raisons de son changement de vie, puis très vite son nouveau départ mouvementé, et vous me direz, mais comment un homme peut finir dans un lieu entouré de femmes, interdit aux hommes? L’auteur a su trouver une excuse parfaite, impliquant bien évidemment une dette, mais également le coup de main d’un personnage totalement décomplexé qu’est Kiki.

Pour le moment on sent qu’il y a un fil rouge avec le besoin d’argent qu’a le temple pour pouvoir survivre, mais je pense qu’il faudra lire davantage que le tome un pour que cette intrigue soit réellement développée. J’espère également qu’on approfondira un peu plus les personnages car ils sont nombreux dans ce premier volume. En tout cas une chose est sûre, Akemitsu va devoir redoubler d’efforts aussi bien pour éviter que son côté pervers ne ressorte, mais aussi pour gagner la confiance de toutes les filles du temple qui sont loin d’être prêtes à l’accepter parmi elles, et à juste raison !

 

Je pensais l’oublier en dormant mais les visions se sont intensifiées de jour en jour…et j’ai été submergé par une vague de désir !!

– Akemitsu

 

Pour reparler un peu des personnages, on en croise beaucoup dans ce premier tome, surtout au sein même du temple dans lequel doit loger Akemitsu, et même si dans ce premier volume tous ne sont pas vraiment développés, on en voit suffisamment sur leurs comportements pour se douter de leur caractère.

Tout d’abord, on a Akagami Akemitsu, personnage principal et presque le seul homme de l’histoire. Il se refuse à succomber à la perversion et pour cela il se plonge d’abord dans ses études avant d’être frappé du coup de foudre. Finalement, la meilleure solution pour lui est de s’isoler dans un temple et de se faire moine, manque de chance, la malédiction de sa famille semble le poursuivre et il se retrouve entouré de filles. Lui qui voulait être un bon gars va devoir contrôler ses pulsions, mais pas facile quand on veut vous faire craquer ou que la fille qui a brisé toutes vos barrières se trouve dans ce même temple. Ses réactions sont souvent très exagérées ce qui accentue toujours le comique voire même tourne le tout au burlesque.

Aoba Yuzuki quant à elle, est la fille qui a fait craquer Akemitsu. Elle est encore au lycée et subit des rendez-vous arrangés dans l’espoir de trouver des fonds pour son temple. C’est également une fille qui a été obligée de devenir mature plus rapidement mais qui reste maladroite dans sa manière de parler, offrant de nombreux quiproquos et sous entendus non voulus.

Tsukuyo quant à elle est la première à agir pour tenter de faire partir Akemitsu de chez eux, lui vouant une haine sans nom depuis un incident malencontreux. Elle et Mia seront probablement les personnages les plus difficiles à convaincre de la bienveillance de Akemitsu, et en même temps on les comprend vu tous les quiproquos qu’elles subissent.

Kagura, Kurage et Kiki, quant à elles sont pour le moment plutôt passives dans le tomes et n’émettent en tout cas, à première vue, aucune objection envers lui.

Enfin, en ce qui concerne les dessins, on reconnaît bien le trait de Yoshioka Kimitake, peut-être même un peu trop des fois dans certains chara-designs qui peuvent rappeler ceux de Grand Blue. Ce qui est sûr c’est qu’il aime faire de fortes poitrines, mais que le respect de l’anatomie n’est pas toujours là, la poitrine volant clairement à la manière des ecchi. Mis à part ça le tome est bien rempli entre le texte et les décors et les tenues sont variées. J’ai tout de même l’impression d’un rendu 3D sur les décors, ce que je trouve un peu dommage, préférant que tout soit fait à la main.

La couverture est cependant bien complète entre les décors et les personnages, nous offrant une composition complexe qui attire l’œil même si je ne suis pas adepte de certaines couleurs de cheveux des filles que j’aurai bien vu autrement.

 

En conclusion, Tenpuru est à nouveau un manga de Yoshioka Kimitake bourré d’humour, totalement déjanté et wtf, avec des scènes qui tournent au burlesque tellement tout s’enchaîne dans des quiproquos hallucinants. C’est un titre cependant très ecchi a ne mettre qu’entre les mains des plus avertis et qui ne plaira donc pas à tout le monde malheureusement. C’est un manga qui propose une très grande diversité de personnages avec un scénario qui ne demande qu’à être étoffé et qui le sera sûrement dès le volume deux.

Si vous souhaitez vous procurer les tomes sur notre site internet c’est par ici !

L.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *