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Shiba Inu Rooms

Une colocation 

au poil

Shiba Inu Rooms est un Shônen de Esu Oomori, publié au Japon depuis 2024 où il comporte 7 tomes en cours. En France, les éditions Doki doki publient la licence depuis Avril 2026.

 

Momose Kôri ne craint pas le surnaturel et les fantômes. Suite à un changement de lycée, elle doit emménager dans un nouvel appartement. Mais ce-dernier a un prix très attractif et pour cause : Un esprit canin hante les lieux. Nommé “Muu”, la relation avec ce-dernier va se révéler très compliquée et pour cause, Momose n’est pas la plus ouverte sur ses émotions et elle ne doit pas trop en faire si elle ne veut pas que son nouveau compagnon atteigne le paradis.

 

Shiba Inu Rooms est un manga ayant pour thème principal les shibas et qui plaira donc à tous les fans de mangas sur des animaux (et oui pour une fois ce ne sont pas les chats qui sont à l’honneur ! ). La petite particularité ici c’est que nos boules de poils ne sont pas des chiens comme les autres puisque ce sont des esprits liés à l’immeuble, dont la vie a été assez horrible ce qui sensibilise énormément sur la maltraitance et l’élevage intensif. On n’en parle pas beaucoup, mais je trouve que le peu qu’on voit suffit à dénoncer un peu les pratiques barbares que peuvent subir nos compagnons à quatre pattes.

Mais nos boules de poils ne sont pas les seuls êtres à avoir soufferts dans leur vie puisqu’on va suivre le personnage de Momose Kôri qui est une jeune femme qui garde beaucoup de souffrances en elle et pour cause, on ne voit pas tout dans le premier volume mais elle à l’air d’avoir eu une vie familiale toxique et d’avoir subit pas mal de mauvaises choses durant son parcours scolaire. Parcours scolaire qui doit se poursuivre d’ailleurs puisqu’elle doit changer de lycée.

Elle qui ne craint pas le surnaturel et qui manque même souvent d’émotions va accepter de vivre dans le même appartement qu’un de ces shiba : Muu. Lui comme elle ont des caractères bien à eux et si le but premier de Momose est de permettre à Muu d’atteindre le paradis des chiens le plus vite possible, elle va finalement former un duo avec lui, entre deux êtres brisés qui finissent par se réconforter et se guérir ensemble.

Si pour le moment ce dont je vous parle peut paraître très sérieux et particulièrement triste (si vous aimez les animaux, savoir qu’ils sont décédés dans des circonstances horribles ça fait mal au cœur), heureusement le manga est finalement plus tourné sur un aspect slice of life, comédie, social, où notre personnage principal va apprendre à apprivoiser la bête, à s’occuper d’un chien, mais aussi à côtoyer d’autres gens, et dieu sait que dans cet immeuble il y a bon nombre de voisins atypiques !

L’humour est principalement joué par notre Momose qui ne mâche pas ses mots et qui peut avoir des comportements parfois un peu déconcertants et maladroits et pour cause: elle n’est pas à l’aise avec les chiens et aurait bien préféré vivre seule (même si heureusement elle semble vite s’attacher à Muu). En plus de cela, comme je l’ai dit, elle possède beaucoup de voisins atypiques, qui ont chacun des comportements amusants ou étranges et qui allègent l’atmosphère. Pour le moment on ne les a pas tous rencontrés et pour avoir feuilleté le tome suivant, je sais qu’on n’a pas fini de rencontrer des personnalités atypiques. En plus de cela les esprits canins sont adorables, certains ont même la mentalité de petits enfants et leurs réactions, leurs comportements, n’ont de cesse de nous faire rire et de nous attendrir.

Shiba Inu Rooms est un manga réconfortant un peu dans la même vibe que Colocataires à leur manière (Chronique Ici) ou encore Le chat qui rendait l’homme heureux et inversement (Chronique Ici)  à l’exception qu’on est maintenant sur un thème plus canin. C’est un titre cosy, très souvent touchant avec beaucoup de relationnel, que ce soit entre humains, qu’entre humains et chiens. La petite touche chaotique qu’offrent nos boules de poils rend le tout addictif et donne envie de voir la suite. Est-ce que nos personnages vont se guérir ensemble ? Est-ce les esprits chiens vont tous atteindre leur fin parfaite et partir au paradis des toutous. J’avoue tout de même avoir un peu peur de finir avec le cœur brisé, si jamais notre petit Muu venait à s’en aller, mais pour le moment cela ne semble pas près d’arriver heureusement.

 

J’ai essayé en vain de l’expédier au paradis…mais le garder ici sera tout aussi dur, on dirait.

– Momose

 

Comme dit plus tôt, on rencontre tout de même un bon lot de personnages dans ce premier tome, et des biens mémorables, que ce soit côté toutous que côté humains ! On a une voisine complètement gaga de ses chiens et qui est une vraie pile électrique, la propriétaire mamie tout calme et gentille, l’homme à la dégaine de délinquant mais qui n’en est pas un ou encore la femme au masque introvertie.

Mais concentrons-nous sur Muu et Momose Kôri.

Momose Kôri comme je l’ai dit plutôt est une jeune femme qui va encore au lycée. Elle ne craint pas le surnaturel et n’a pas sa langue dans sa poche. Elle reste cependant maladroite pour exprimer ses sentiments et cela donnera beaucoup de quiproquos avec le petit Muu. En plus de ça, c’est une jeune femme qui semble beaucoup souffrir et emmagasiner à l’intérieur et heureusement, cette nouvelle vie aux côtés du shiba semble l’aider à aller mieux. C’est un personnage pour lequel on s’attache de plus en plus au fur et à mesure de notre lecture et qui devrait avoir une énorme évolution à l’avenir.

Muu quant à lui est un esprit canin ou jibakurei qui est attaché à l’appartement de Momose. Au premier abord il peut sembler un peu rustre mais a au fond le comportement d’un garçon d’école primaire. Il est dans le fond adorable, impulsif, aime aider mais il a aussi beaucoup souffert par le passé et n’apprend que maintenant ce que c’est d’être aimé. Il a parfois des comportements un peu bêtes qui nous font bien rire et j’ai souvent l’impression qu’il est l’équivalent des chats roux niveau folie et comportement.

Enfin, en ce qui concerne les dessins, les chara designs sont corrects, même mignons et bien différenciables. Les chiens sont beaucoup trop adorables et leurs expressions ont un aspect cartoonesque amusant. Les décors sont amplement suffisants pour le type de manga, bien présents, les planches sont complètes et on a ni sensation de vide, ni sensation que tout est trop resserré.

Par contre, ce qui fait vraiment tout le manga, ce qui le rend vraiment touchant et attachant, ce sont les émotions qui sont parfaitement maîtrisées et dessinées, que ce soit pour les scènes touchantes que pour des scènes plus drôles.

 

En conclusion, Shiba Inu Rooms est un manga de comédie, slice of life, surnaturel qui plaira aux fans de mangas sur les animaux. C’est un titre qui joue beaucoup sur le surnaturel avec des personnages brisés qui vont se soigner en se côtoyant et apprendre ce qu’est l’amour et la bienveillance, ce que c’est d’être une véritable famille. C’est un manga qui possède beaucoup d’humour grâce à des voisins hauts en couleurs mais aussi des toutous aussi drôles que amusants. Le relationnel a une grande part dans ce titre où nos personnages vont apprendre à se connaître et à s’adapter aux autres, le tout dans un dessin bien complet parfois cartoonesque et où les émotions sont parfaitement dépeintes. Il a un aspect cosy, réconfortant malgré ses thèmes parfois plus sombres, parfait pour une lecture par temps pluvieux tout comme en vacances !

 

Si vous souhaitez vous procurer les tomes sur notre site internet c’est par ici !

L.

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