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Mieruko-chan: Slice of Horror

Ne les regarde pas 

dans les yeux

Halloween approchant je vous propose de découvrir aujourd’hui une toute nouvelle licence chez Ototo: Mieruko-chan: Slice of Horror, un Seinen à la fois terrifiant, comique et attendrissant créé par Izumi Tomoki. Paru au Japon en 2019, il possède déjà 4 tomes. Pour notre part un premier tome vient de sortir le 23 Octobre 2020!


Mieruko-chan: Slice of Horror, comme son nom l’indique, nous propose des tranches d’horreurs, de petites scènes mettant en avant Miko, une jeune lycéenne qui se retrouve du jour au lendemain à voir des êtres difformes ou plutôt, des esprits. Elle décide alors de faire comme si elle ne les voyait pas, faisant de son mieux pour les ignorer et espérant ainsi que ses visions d’horreur cessent.


Cette œuvre nous emporte dès les premières pages. On ne tarde pas à nous présenter le personnage et à placer l’histoire, on est directement plongé dedans en quelques cases. C’est d’ailleurs pour cela que chaque chapitre est rapide à lire et agréable. Tout est dosé comme il faut. Chaque chapitre comporte une ou deux scènes où Miko va voir à chaque fois des fantômes, le tout souvent avec la même composition: On introduit le chapitre, Miko découvre le fantôme, elle essaie de ne pas réagir et surtout d’agir normalement auprès de son entourage, le fantôme disparaît ou Miko s’en éloigne. On pourrait avoir peur qu’à la longue Mieruko-chan: Slice of Horror devienne répétitif de par ses scènes possédant toujours un même déroulement, mais pour le moment ce n’est pas le cas. Effectivement, les scènes sont présentées sous forme de “Tranches d’horreur” ou de sketch. Le déroulement est certes répétitif mais l’histoire avance et on possède une véritable continuité entre les chapitres. De plus, comme je l’ai dit plus haut, les chapitres sont bien dosés entre l’humour, l’horreur et l’avancement de l’histoire, ce qui fait que ça reste léger à lire et tout s’enchaîne bien. L’auteur parvient également à nous surprendre à chaque fois avec des dénouements inattendus ou des esprits tous plus difformes et loufoques les uns que les autres.

Mieruko-chan: Slice of Horror est une très bonne lecture d’Halloween même pour les personnes qui ne portent pas l’horreur dans leur cœur. En effet, l’humour qui s’en dégage surpasse le côté horreur un peu comme Scary Movie et à aucun moment on est effrayé. Le comportement des fantômes un peu fou nous offre un humour noir appréciable tandis qu’à côté le comique de répétition créé par les scènes et les réactions de Miko rajoute une pointe d’humour qui nous fait sourire voire rire.

Dans les films d’horreurs ils sont toujours partis quand on regarde une deuxième fois……Il est encore ici!

– Miko

Pour ce qui est des dessins je les trouve vraiment bien complets. Chaque case à son décors, les traits sont agréables. J’aime beaucoup le contraste des traits entre les fantômes qui ont un trait plus dur, plus crayonné et les personnages qui ont un trait plus classique.

En ce qui concerne les personnages, pour le moment on se concentre la plupart du temps sur Miko et son amie Hana. Hana est le personnage mignon, enjoué, gourmand, qui déborde de vie et contraste bien avec les réactions de Miko qui se veulent neutre en présence des fantômes.

Miko quant à elle a un côté mignon quand elle panique face aux effrayantes créatures et a tout à fait le caractère d’une jeune lycéenne qui souhaiterait avoir une vie normale. Je pense néanmoins que son nom, Miko n’a pas été choisi par hasard. Les Miko au Japon sont des jeunes femmes au service de sanctuaires shintoïstes. Dans les mangas elles sont souvent représentées comme pouvant voir et communiquer avec les esprits/fantômes. Miko semble donc vouée à posséder ce pouvoir qu’elle ne veut pas.


En conclusion, on peut dire que Mieruko-chan: Slice of Horror est une bonne lecture d’Halloween que personnellement j’attendais impatiemment. Le premier tome nous introduit un peu l’étendu des pouvoirs de Miko et on entrevoit le fil de l’histoire, le tout entremêlé avec un comique qui nous réconcilie avec l’horreur. Après tout, qui a dit qu’on ne pouvait pas rire en période d’Halloween? Je pense que cette œuvre a encore bien des situations drôles, surprenantes et émouvantes à nous faire découvrir et j’ai bien hâte de lire la suite pour voir la progression de l’histoire.

L.

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