Critiques,  J-K-L,  Maisons d'Edition,  Manga,  Meian

Konosuba sois béni Monde merveilleux

Une EXPLOSION 

de rire

Initialement publié sous la forme de 17 tomes de Light Novel en 2013 dans son pays d’origine, Konosuba sois béni Monde merveilleux est un Shonen à présent paru sous un aspect manga au Japon en 2014 qui comporte 12 tomes pour le moment! Encore tout récent chez nous, Meian nous offre déjà le 4ème tome sorti en Novembre 2020! Le manga nous est présenté par Akatsuki Natsume au scénario, Watari Masahito au dessin et Kurone Mishima au Chara design.


Kazuma Satô est un jeune homme fan de jeux vidéo qui ne sort plus de sa chambre ou presque. Alors qu’il part acheter un jeu qui vient de sortir, il perd la vie dans un accident. Mais ce n’est pas la fin pour lui. En effet, il rencontre Aqua, jeune déesse qui lui propose d’être réincarné dans un autre monde semblable à celui d’un jeu vidéo. Kazuma se retrouve alors emporté dans un long périple pour vaincre le Roi démon et ses sbires qui menacent le monde. Mais cette quête sera bien loin d’être épique et reposante. Entre une déesse peu intelligente, une lolita à la magie explosive, une femme chevalier masochiste et un héros qui ne possède rien d’autre que de la chance, les difficultés pour subvenir à leur besoins primaires dans ce monde où il faut travailler pour vivre semblent plus insurmontables que leur quête pour vaincre le Roi démon.


Tout d’abord, pour ce qui est du scénario on aurait pu croire à un Isekai banal et pour ceux qui ne connaissent pas Konosuba par le biais de l’anime qui est sorti bien avant le manga chez nous, cela peut paraître peu intéressant à commencer. Néanmoins, comme on dit : Il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Konosuba est tout sauf un Isekai banal grâce à un humour très présent qui le rend unique. On a en effet un comique omniprésent et de différentes manières: Le comique de situation avec des événements qui ne se passent jamais comme prévu et qui sont parfois à mourir de rire en plus d’être grotesques. Le comique de répétition avec les quêtes qui ne se déroulent jamais bien. Et enfin, le comique créé par le comportement des personnages tous très variés, que ce soit par la stupidité d’Aqua, le côté tête de mule explosif de Megumin, le masochisme de Darkness et le côté sournois de Kazuma qui est en même temps blasé et dépassé par ce monde absurde. Les filles dans ce manga participent toutes énormément au comique puisqu’elles mettent parfois Kazuma dans des situations particulièrement délicates auprès des autres gens de la ville, créant des dialogues salaces et parfois 18+ si on ne fait que les écouter sans comprendre le début de la conversation.

L’histoire aurait pu se contenter d’être des situations comiques sur comment subvenir à ses besoins dans un monde où il faut travailler pour se nourrir, présentant juste des missions qui ne se déroulent pas comme prévu, mais heureusement et surprenamment on ne tombe pas dans le scénario redondant. En effet, j’ai été agréablement surprise de voir l’histoire progresser à un bon rythme dès le premier tome. Je m’attendais vraiment à ce qu’on perde de vue l’objectif qui est de sauver le monde du Roi démon et de ses sbires, mais au final on parle régulièrement d’eux et on croise même deux des sbires en un seul tome. Même ainsi le manga se veut plutôt parodique des autres œuvres de son genre, proposant une sbire totalement innocente et un autre tourné au ridicule pour faire rire le lecteur. Au final, pour le moment le scénario progresse à un rythme assez calme, mais un bon rythme quand même, et on laisse le temps à Kazuma de plus ou moins se familiariser avec le monde dans lequel il se retrouve.

Pour continuer, pour ce qui est du dessin du manga, les chara designs m’ont fait un peu bizarre au début après avoir vu l’anime mais on s’y habitue plutôt vite et on apprend à les apprécier. Les planches sont bien remplies, il y a juste ce qu’il faut de décors et les trames remplissent ce qui aurait pu manquer. Certaines scènes comme les EXPLOSION de Megumin sont plutôt stylées et on voit bien qu’elles sont bien plus travaillées dans ce but.

Pour ce qui est des scènes comiques, elles ont souvent beaucoup de textes pour accélérer le rythme de parole des personnages. Les cases sont plus grandes pour concentrer le lecteur sur le comique qui est en train de se dérouler, et ça rend le tout aussi brouillon que la scène qui est en train de se produire. On assiste donc à un joyeux bordel bien amusant.

Enfin, pour ce qui est des personnages, il y a énormément de choses à dire sur chacun d’entre eux tant ils sont développés et ont leur caractère propre. Je me concentrerai donc uniquement sur notre fine équipe pour cette critique du tome 1.

Tout d’abord parlons du seul héros masculin de notre équipe: Kazuma. C’est un jeune garçon du véritable monde d’où nous venons. Mort d’un accident, il se réincarne et doit découvrir le nouveau monde dans lequel il atterrit et vaincre le Roi démon et ses sbires. Cela aurait pu créer un personnage sérieux, sombre et triste, souhaitant retourner dans son propre monde, mais rien ne l’y attachait vraiment et même sa mort est au final ridicule, cassant immédiatement avec le sérieux. Kazuma est un personnage plus malin qu’il n’y paraît. Il ne se laisse pas embarquer seul dans une histoire, il embarque la déesse avec lui. C’est également un héros qui n’est pas cheaté. Le seul point fort qu’il possède est sa chance et ça fait du bien pour un isekai de voir un héros qui doit se débrouiller pour subvenir à ses besoins et acquérir des compétences. Même s’il en acquiert rapidement, elles ne sont pas cheatées et doivent être utilisées de manière réfléchie pour réussir à se sortir des situations tendues et grotesques. Kazuma est également un personnage dépassé par les événements. Son côté blasé accentue le comique et on voit bien qu’il ne s’attendait pas à un monde aussi absurde, et ce n’est pas ses coéquipières incapables qui vont arranger les choses.

En parlant de coéquipières, parlons un peu d’Aqua sa première équipière (même s’il lui a un peu forcé la main). Il s’agit d’une déesse un peu idiote qui se fait toujours avoir par Kazuma qui est plus malin qu’elle. Elle est censée être surpuissante puisque c’est une déesse mais son manque d’intelligence, son caractère et les diverses situations inattendues la rendent souvent très peu efficace. Elle est pleurnicharde et immature, par moment son caractère provoque des scènes de ménage avec Kazuma assez drôles. Ses pouvoirs auraient pu les sauver dans plusieurs situations si elle n’apprenait pas des sorts inutiles ou si elle réfléchissait à comment les utiliser sans faire trop de dégâts. Elle se retrouve toujours dans des positions délicates durant les combats, ce qui créer des situations comiques surtout de par son caractère pleurnichard.

La deuxième à rejoindre leur équipe est Megumin, un personnage mignon qui semble être un peu dans sa bulle à elle. On dirait un personnage avec un Chuunibyou comme Rikka de Chuunibyou Demo Koi ga Shitai, recréant sans cesse de manière exagérée ses incantations pour l’unique sort qu’elle utilise: Explosion.

Je vais vous montrer l’attaque la plus puissante de toute l’histoire de l’humanité…Autrement dit, un sort d’attaque ultime…EXPLOSION

 – Megumin

Il s’agit d’un personnage surpuissant de par son sort d’explosion mais qui possède un contre coup assez handicapant, puisqu’elle ne peut le lancer qu’une seule fois par jour, ce qui ajoute de l’absurde aux scènes d’actions. Aussi peu intelligente qu’Aqua, elle provoque des situations assez cocasses en s’entraînant à son sort, mettant tout le monde dans une position délicate.

Enfin, Darkness est une croisée/femme chevalier. On aurait pu la croire surpuissante avec son armure imposante et elle semble avoir l’argent pour l’entretenir. Elle ne sert cependant qu’à prendre des coups durant les combats et elle aime ça puisqu’elle est masochiste, rendant encore plus bordélique les scènes de bataille. Son incapacité à donner des coups la transforme en bouclier ambulant ce qui, étonnamment, leur permet régulièrement de sortir de la galère dans laquelle ils sont.

Tous ces personnages variés créent un joyeux bordel durant les scènes d’action et rendent le tout drôle et égayant.


En conclusion, je dirais que Konosuba sois béni Monde merveilleux est une excellente œuvre à lire lorsqu’on a le moral dans les chaussettes. Elle a probablement encore bien des situations cocasses et des personnages variés à nous faire découvrir et même si pas mal de tomes sont prévus, je ne peux que vous conseiller de l’essayer, ne serait-ce que pour son humour unique.

Pour ce qui est de l’adaptation animée, il existe deux saisons de dix épisodes et un film.

L.

3 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *