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Durarara !!

Que se cache-t’il

sous le foulard ?

 

Durarara !!  est un Light Novel écrit par Ryohgo Narita dont les illustrations ont été réalisées par Suzuhito Yasuda. Il est édité chez nous aux éditions Ofelbe depuis 2016. On compte 6 tomes en France pour 13 tomes finis au Japon. Le Light Novel est actuellement la seule version papier qui existe en France, quant au Japon ils n’ont qu’un manga se finissant en 4 tomes.

C’est donc tout naturellement sur le LN que nous allons nous concentrer. Pour ceux qui ne connaîtraient pas les Lights Novels: Qu’est-ce que c’est ? C’est tout simplement une version roman ayant quelques petites illustrations en cours de route. C’est un format très populaire au Japon et c’est d’ailleurs de là que proviennent initialement beaucoup de vos séries que vous aimez tant. Beaucoup d’animes ou de mangas ne sont qu’une adaptation d’un Light Novel (abrégé souvent en LN) ou Novel. Il est donc très intéressant de voir et surtout de lire l’œuvre originale d’une série qu’on apprécie !

C’est la première fois que nous traitons d’un LN et je pense que ce ne sera pas la dernière ! C’est encore assez peu répandu en France, que ce soit par le nombre de séries, ou bien par le nombre de lecteurs. Il est temps de remédier à ça et de vous faire découvrir les excellents LN et Novels qui sont publiés dans notre pays !

Durarara est connu chez nous grâce à l’anime qui fut une très bonne adaptation du studio Brain’s Base. Ayant énormément aimé l’anime, j’ai voulu en connaître encore plus, je me suis donc tourné vers son origine.

C’est une œuvre pas si facile à résumer tant elle est riche et complexe mais je vais essayer de faire de mon mieux.

Mikado Ryûgamine est un jeune garçon qui vit dans la campagne japonaise. Au moment de rentrer au lycée et après avoir fait l’acquisition d’un PC, il souhaite se rendre à Tokyo pour y rejoindre un ami d’enfance du nom de Kida Masaomi. Ce dernier vit dans le quartier très fréquenté d’Ikebukuro, et c’est peu de le dire, il est si fréquenté qu’on y trouve de tout. En premier lieu nous avons les color gangs qui ont une rivalité très forte entre eux. Nous avons bien évidemment des Yakuzas comme il en existe beaucoup. Et puis à Ikebukuro on peut y retrouver également des choses plus singulières… Des légendes vivantes telle le motard noir ! Un homme en costume de Barman ayant laissé son empreinte dans la ville. Un informateur fou se balançant sur le fil du destin. Et au milieu de tout ça, les Dollars, un “gang” sans couleur faisant bouger le quartier à leur façon. Secrets, trahisons et coups tordus font partie du quartier tokyoïte. Mikado Ryûgamine saura-t’il s’y adapter et trouver ce qu’il recherche ? Où tout cela va-t-il l’emmener ? Jusqu’où est-il prêt à aller ?

Très rapidement, on entre dans le vif du sujet avec deux personnages très spéciaux de la série. Je dirais même qu’ils sont les plus étranges. L’homme qui s’exprime est une sorte de sociopathe, quant à la femme qui lui parle c’est une stalkeuse à l’extrème. C’est un rapide topo mais ça les résume bien.  Le prologue se centre sur trois personnages, les deux dont je vous ai parlé et une troisième personne très importante. Cependant l’histoire va continuellement et de façon très habile, switcher de personnages. Comme dans l’anime , notre intérêt va sans cesse être piqué, et tout ça en faisant se croiser des personnages ou des éléments. C’est le gros point fort de la série. Rien n’est laissé au hasard, chaque chose est dite en temps et en heure et tout à un sens. C’est tout simplement génial. Tout ça est sublimé par le talent de Ryohgo Narita qui nous a pondu des personnages aux petits oignons. Si cette histoire se lit si bien en LN, c’est par la magie de ce récit qui nous emporte d’une facilité déconcertante, et par ces personnages hauts en couleurs qui nous font nous attacher à eux, qui qu’ils soient. Il y en a un nombre conséquent mais leur écriture est sans défaut, tous ont leur personnalité propre et leur but qui leur est cher.

 

“Le monde -tel qu’il le concevait jusque-là- changea et pour le pire.”

– Narrateur.

 

Pour se recentrer sur l’histoire, comme dit plus haut, elle a un rythme atypique. Vous avez une multitude de points de vue qui vous permet de ne pas manquer une miette de ce qu’il se passe à Ikebukuro. De ce fait, le récit n’est jamais trop lent ou trop rapide, tout vient à un point, en temps et en heure ! Ceci va être très visible sur ce premier tome qui introduit un univers qui est tout de même très riche, surtout en personnages. Chaque chapitre du premier tome va donc servir à vous montrer quels sont les personnages, quelle est leur personnalité, tout en restant assez flou sur leur objectif. Ce tour d’horizon est cependant un régal, car oui je vois la pensée dans votre tête qui vous fait dire que c’est chiant et sûrement pas très captivant. Sauf qu’inintéressant ne fait pas partie du vocabulaire de Ryohgo Narita. Effectivement, là où habituellement l’introduction peut être ennuyante à lire, là, tout est fait pour susciter votre intérêt. Je pense qu’en lisant ce premier tome nous avons tous un peu la même tête que Mikado, des étoiles pleins les yeux suite à des découvertes qui s’enchaînent et qui font qu’on veut en voir plus, en savoir plus, on veut que ça aille encore plus loin, on attend sagement en dévorant chacune des lignes jusqu’au moment où l’on vit un moment très fort et impactant de la série. Un moment rare mais qui ne sera pas le dernier, beaucoup de choses sont encore à découvrir dans les prochains tomes…

“Pour…. Pourquoi je suis poursuivi par Terminator ? J’ai rien fait ! En temps normal, ce serait passé pour une plaisanterie. Pas à cet instant précis.”

– Narrateur.

Tout ceci me fait enchaîner sur une question qui vous taraude peut-être l’esprit. C’est comment de le lire ? Et bien ce Light Novel est si bien écrit qu’il se lit quasiment comme un manga. Tout d’abord Ofelbe nous propose une taille de police plutôt grande, loin de là la vision du pavé écrit en taille 9, rassurez-vous ! Le texte est pas mal détaillé mais de façon assez simple, on ne rentre pas dans des explications ultra complexes, cependant elles sont suffisantes pour que tout le monde comprenne bien ce que l’auteur a voulu dire, montrer ou transmettre. Côté dialogue, là aussi il y en a un certain nombre, pas non plus de quoi accaparer le tome, ils sont bien gérés. En fin de compte, ce qui est bien c’est que tout le monde peut le lire et y trouver son compte. Ce n’est pas un texte très compliqué, donc pas barbant à lire, mais il reste très passionnant pour le lecteur, quel que soit son âge. N’ayez pas peur de vous lancer dans ce LN, vous qui n’êtes peut-être pas hyper enchanté à l’idée de lire. C’est vraiment différent du roman qu’on retrouve habituellement en France, ou même de ceux que vous pouvez lire à l’école. En plus de se lire très facilement vous ne serez pas si dépaysé que ça par rapport à un manga, alors oui le sens de lecture est Européen mais vous allez le lire aussi bien qu’un manga. C’est certes plus long mais découpé d’une manière qui vous permet de facilement le reprendre quand vous le souhaitez, ça s’arrête moins dans le cœur de l’action que dans certains chapitres de manga.

 

 

Ce genre de passage est assez courant dans Durarara. Pour ceux qui ont vu l’anime, ce sont les fameux passages sur le Chat privé et j’aimais déjà beaucoup ces parties-là dans l’adaptation, j’ai été très satisfait de les voir sous cette forme là dans le LN, cela fonctionne à merveille !

Par ailleurs, plusieurs illustrations sont disséminées dans le tome afin d’avoir une vision plus poussée de ce que l’auteur essaie de nous faire voir. C’est joliment fait, on y retrouve bien l’ambiance qu’on imagine en lisant mais aussi celle de l’anime. A noter également pour tous ceux qui ont d’abord vu l’anime avant de lire le LN que les chara-designs sont très proches de ceux de l’anime, vous serez toujours dans votre élément. Et inversement pour ceux qui souhaitent le lire sur papier avant de voir son adaptation (très réussie au passage).

Vous aurez une illustration pour chaque chapitre plus quelques-unes à l’intérieur lors de scènes fortes/marquantes.

 

 

Pour ce qui est des personnages, il y a un tas de choses à raconter sur eux mais même s’il n’y pas de limite de caractères, je vais m’efforcer de ne pas en parler jusqu’à l’infini et l’au-delà mais bien de simplement susciter votre curiosité à leur égard.

Tout d’abord nous avons, Mikado Ryugamine. Il est LE protagoniste parmi les protagonistes nous allons dire. C’est un jeune garçon qui semble au premier coup d’œil un peu frêle, en dépit de son nom exprimant tout le contraire. Il pourrait être ce garçon gentil que personne ne déteste vraiment mais dont personne ne fait réellement attention. Il pourrait être ce personnage-là, celui qui ne voudra jamais s’immiscer dans ce qui ne le regarde pas, et préférer toujours aller là où c’est tranquille, là où il se sent en sécurité. Mais Mikado ne s’arrête pas à ça. Malgré les avertissements de son ami d’enfance, les turbulences et lui s’attirent, pour le meilleur, comme pour le pire…

Kida Masaomi, arbore quant à lui un peu le rôle de “boke”, le pitre en quelque sorte, contrairement à Mikado qui serait plutôt le “tsukkomi”, le terre à terre. Leur duo ressemble à du Manzai (n’hésitez pas à lire l’article de Kanpai si vous désirez en savoir plus)

En dehors de son humour pour aider son ami à se sentir mieux dans ce décor qu’il ne connaît pas, il lui sert de guide en tout genre, avec de bonnes adresses et des carnets de gens à éviter ! Parmi ces personnes figure le nom de Izaya Orihara.

Izaya Orihara, personnage emblématique de la série dont vous avez peut-être déjà entendu parler. Son nom est déjà cité dans le deuxième chapitre sans qu’on le voit lui directement. Vous aurez l’occasion d’en apprendre plus sur Izaya lors du chapitre 5, notamment sur sa personnalité qui pourrait concurrencer -d’une certaine manière- Vaas de Far Cry 3. Et rien qu’avec cette information vous savez que ce n’est pas la personne la plus saine d’esprit….

“Croire à un au-delà est un droit qui a été offert aux vivants […] Ou alors, vous avez passé énormément de temps à réfléchir à la question métaphysique de la vie après la mort ; si c’est le cas, je n’ai rien à dire. Ou bien vous voulez échapper à vos créanciers ou vous vous retrouvez au fond du gouffre sans aucune échappatoire ?” – Izaya Orihara.

 

 

En fin de compte, la version Light Novel du célèbre Durarara vaut-elle le coup ? La réponse est oui selon moi. Que vous ayez vu ou non l’anime, dans les deux cas ce LN mérite d’être lu. Son prix est de 12.99€, on n’est pas loin du double d’un manga mais croyez-moi, ça en vaut la peine ! Pour ma part ce n’est pas un achat que je regrette, bien au contraire, malgré le fait que j’avais toujours du mal à finir les romans que je commençais, ce ne fut absolument pas le cas pour Durarara dont je n’ai fait qu’une bouchée ! Bon ok, deux bouchées mais j’avais manqué de temps la première fois ! En tout cas, étant fan de l’anime, je reste fan du LN dont j’ai vraiment hâte de lire la suite !

Sur ce, bonne lecture à tous !

H.

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